Business angel: de l’argent tombé du ciel

par | 20 septembre 2010

Apporter des ressources financières, accompagner et soutenir les chefs d’entreprises seront les vocations de la première association de business angels de l’Ain.
« L’accès au financement est un point majeur des entreprises, que ce soit au moment de leur création ou lors de diverses étapes de leur financement », a rappelé Jean-Marc Bailly, lors de la présentation du dispositif, qui fera d’ailleurs l’objet d’une journée d’information le 23 septembre. Selon lui, « des réponses existent bien sûr à différents niveaux ». Ainsi, pour répondre à des besoins « limités à quelques dizaines de milliers d’euros », l’entrepreneur peut se tourner vers les plates-formes d’initiatives locales. Pour une tranche bien supérieure, « de l’ordre de quelques centaines de milliers d’euros », les établissements financiers classiques prennent le relais. Mais entre le plancher et le plafond, très peu de solutions existent. D’où l’intérêt des business angels. Leur rôle ? Apporter des ressources financières par les capitaux qu’ils investissent à titre personnel et « assurer par ailleurs un accompagnement et un soutien aux chefs d’entreprises par leur implication ». en effet, le business angel « est une personne physique, qui investi une part de son patrimoine dans une entreprise innovante à potentiel et qui, en plus de son argent, met gratuitement à disposition de l’entrepreneur ses compétences, son expérience, ses réseaux relationnels et une partie de son temps ». Double investissement donc : financier et de temps. Pourquoi, me direz-vous, s’investir autant ? Pour l’aventure humaine, en premier lieu, comme l’a souligné Jean-Marc Bailly. Car une création d’entreprise, ou le lancement d’un nouveau projet est toujours une aventure où l’on part de rien et d’ailleurs, « le porteur de projet en lui-même a, je trouve, plus d’importance à mes yeux que le projet en lui-même », n’a pas hésité à expliquer Gérard Jacquet, un business angel qui officie à Lyon. Cet ancien directeur de Floriot, jeune retraité, s’est lancé depuis l’automne 2008. C’est vrai, être un business angel, c’est bien gentil, mais il existe une part de risque non négligeable. Une sorte de saut dans le vide : on peut tout perdre ou tout gagner. Sachez quand même que les risques sont mesurés, et que, d’autre part, rien ne vous oblige à placer tous vos œufs dans le même panier. « Il vaut mieux investir dix fois quinze mille euros, qu’une fois 150 000 », a-t-il encore ajouté. Enfin, les dossiers des porteurs de projets sont soigneusement étudiés, comme l’a démontré Jean-Jacques Matz, à l’initiative de Ain angels association, qui se veut multi-secteurs.

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