Exploité par Edeis (ex-SNC-Lavalin), l’aéroport d’Annecy affiche un bon bilan 2019 pour l’aviation d’affaires, mais recule pour l’activité hélicoptères et l’aviation légère.

« Les mouvements de l’aviation d’affaires, qui contribuent au développement économique du territoire, ont augmenté de 5 % en 2019 » à l’aéroport d’Annecy, indique Edeis (ex-SNC-Lavalin), exploitant de l’infrastructure. 2 416 mouvements ont été enregistrés en 2019, contre 2 311 l’année précédente.

Cette progression démontre « le rôle de l’aéroport dans l’attractivité du territoire ». L’accueil de l’aviation d’affaires est « grandement facilité par l’agrandissement du parking avion et l’amélioration continue des services proposés », poursuit Edeis.

L’activité hélicoptère, liée à la maintenance aéronautique, ainsi que l’aviation légère sont, elles, en recul : 2 073 mouvements pour les hélicoptères (contre 2 140 en 2018, soit -3%) mais l’activité est intimement liée aux mouvements des opérateurs de secours (sécurité civile, Samu, gendarmerie…). Et 39 787 mouvements (contre 44 217, soit – 11%) pour l’aviation légère (loisirs).

Modèle « vertueux » et diminution des dépenses publiques

Depuis 2013, poursuit Edeis, les surfaces occupées par des entreprises ou des associations implantées sur le site (comme Rotorteam pour la maintenance des hélicoptères, ou Avialpes, pour la maintenance aviation et l’aviation d’affaires basée) ont doublé. Au final, la plateforme génère alors 106 emplois, dont 20 chez Edeis.

Grâce à « ce développement maîtrisé » de l’aéroport d’Annecy, Edeis « reverse 350 000 € en 2019 au Département de la Haute Savoie pour une subvention d’exploitation de 68 000€. L’aéroport d’Annecy apporte ainsi sa contribution à la réduction des dépenses publiques. Edeis, en tant qu’allié des territoires, est fier d’avoir mis en place un modèle économique vertueux bénéfique à la collectivité publique pour un aéroport régional », insiste le groupe, qui exploite 19 aéroports en France dont 2 outre-mer (Annecy est le seul dans la région),

Charte prête au décollage

En ce qui concerne ses relations avec le voisinage, « le nombre de réclamations des riverains a diminué de moitié en 2019 », souligne Edeis. Plusieurs rencontres avec les riverains ont eu lieu au cours de l’année, « ainsi qu’une écoute du quotidien. L’aéroport est un médiateur entre les riverains et les pilotes », assure l’exploitant, qui planche sur l’élaboration d’une Charte de l’environnement « afin de maintenir un dialogue de qualité et des relations apaisées avec les riverains. » Le document, engagement moral, permettrait « à terme de réduire l’impact environnemental de l’aéroport et de maîtriser les nuisances tout en permettant à l’aéroport de se développer. » Il doit être paraphé par l’exploitant, bien sûr, qui représentera alors les différentes usagers aéronautiques ainsi que par les associations de riverains et par les autorités publiques (préfecture représentant l’autorité de tutelle des transports qu’est l’Etat ; Département, propriétaire du foncier qui a délégué l’exploitation à Edeis).

En outre, Edeis indique que l’aéroport a renouvelé pour la deuxième  année consécutive le niveau 1 de l’Airport Carbon Accreditation et se dirige, en 2021, vers le niveau 2, qui valorise la diminution des émissions carbones.

Aérolac revint en piste en juin

Edeis qui souhaite que l’aéroport d’Annecy soit « un lieu de vie et de fête ouvert à tous » annonce que le meeting aérien Aérolac, qui a réuni près de 10 000 visiteurs l’an dernier, sera reconduit les 20 et 21 juin 2020.