Si, en Isère, la Noix de Grenoble, le fromage Bleu du Vercors, la tomme de Saint-Marcellin et les Vins des Collines rhodaniennes sont les fleurons de l’agriculture, l’élevage reste majoritaire.

« La Noix de Grenoble, c’est le fleuron de notre agriculture iséroise ! Elle est de renommée internationale à tel point que les Américains ont donné son nom aux noix de Californie ! ». Président de la Chambre d’agriculture, Jean-Claude Darlet, lui-même nuciculteur,  connaît la question mieux que personne. Chez lui, à Saint-Bonnet de Chavagne, les noix révèlent le parfum du bio. « Le bio est de plus en plus tendance. Aujourd’hui en Isère, le bio c’est 23 300 hectares et  600 exploitations. Et les plus concernés sont les élevages bovins et ovins », précise-t-il. Le bio gagne du terrain dans un département où l’élevage se porte bien. « Il y a 5 000 exploitations en Isère. Une exploitation sur deux fait de l’élevage », poursuit-il. On comprend que le Conseil départemental ne soit pas resté insensible. « Il y a sur notre territoire des éleveurs passionnés et un savoir-faire reconnu. C’est pourquoi nous avons lancé la marque Alpes Is(h)ere qui garantit l’origine des produits et leur qualité », explique Jean-Pierre Barbier, président du conseil départemental Isère. Un authentique succès, cette marque, puisque quelques mois après son lancement, 434 produits et 64 producteurs ont reçu l’agrément.

©J.S.

L’eau, enjeu vital

Mais, en dépit « du déploiement d’énergie des professionnels », l’agriculture iséroise reste confrontée à quelques problèmes récurrents. L’amélioration du revenu des exploitations agricoles est un enjeu primordial tout comme le renouvellement des actifs sachant que « le tiers des chefs d’exploitation a plus de 55 ans et prendra sa retraite, d’ici 5 ou 10 ans ». Plus local est le cas du foncier agricole dans un département où la démographie ne cesse de prendre de l’envergure. Pour Jean-Claude Darlet, « il y a urgence à préserver le foncier agricole car c’est celui que l’on protège le plus mal. C’est le support incontournable et non délocalisable de l’agriculture ». Un autre sujet mobilisateur est la protection de la ressource en eau, enjeu vital. Pour ce faire, et depuis 2013, la Chambre d’agriculture, associée avec l’Association des irriguants de l’Isère, accompagne les professionnels dans la gestion de leur ressource en eau. « Car une goutte, c’est une goutte ! » rappelle J.-C. Darlet.

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Par Jacques Savoye