Le dernier tronçon, de Saint-Just à Ceyzériat, vient d’être inauguré par Grand Bourg Agglomération.
« Pour cette liaison douce de Ceyzériat à Saint-Just, puis à Bourg-en-Bresse, il avait été imaginé un itinéraire plus bucolique. Finalement, il est apparu que le plus court chemin d’un point à un autre, c’est la ligne droite », a relevé Jean-Yves Flochon, maire de la première commune citée et vice-président à la fois de Grand Bourg Agglomération et du Département, à l’heure d’inaugurer, vendredi 19 septembre, le dernier tronçon de la voie verte La Traverse.
« Ce choix de tracé était le plus rationnel et le plus simple à concevoir, mais pas le plus évident à réaliser. Il répond en tout cas aux besoins exprimés que ce soit pour le vélo de loisirs ou pour les trajets domicile-travail. » Et Patrick Levet, le maire de Saint-Just, de relever les bons retours des usagers en la matière.
Ce tronçon, relativement court avec ses 4 km, a tout de même nécessité un investissement de 2,9 M€, entre le franchissement de l’autoroute, aménagé sur le pont existant avec une voie dédiée, et celui du ruisseau de Tréconnas, via une passerelle métallique rouge. Un investissement soutenu à hauteur de 1,1 M€, notamment par l’État et le Département.

Repenser ses déplacements
En tout, depuis le lancement de la première portion, La Traverse aura coûté 15 M€. « L’équivalent de 10 ronds-points », a relativisé le maire de Bourg et président de Grand Bourg Agglomération. « En 10 ans, il s’en est construit bien plus que cela. » Pour lui comme pour sa vice-présidente au transport et à la mobilité, Isabelle Maistre, proposer plusieurs alternatives à la voiture individuelle, transports collectifs ou mobilités douces, c’est permettre à chacun « de repenser ses déplacements », quand « 50 % d’entre eux font moins de 3 km, en ville comme à la campagne ». Jean-Yves Flochon devait d’ailleurs saluer l’arrivée d’une ligne de bus sur sa commune. « Une Arlésienne à laquelle nous ne croyions plus ! »
Longue de 44 km, la voie verte traverse 13 communes, de Saint-Trivier-de-Courtes au nord, à Ceyzériat au sud. « Elle ne résume pas notre politique cyclable, mais elle en est la colonne vertébrale », a remarqué le premier magistrat de la ville préfecture. Et la vice-présidente d’évoquer la volonté de l’agglomération de mailler l’ensemble du territoire, avec 100 km de voies cyclables, séparées comme celle-ci ou partagées. Quant à la commune de Ceyzériat, elle envisage de compléter la liaison vers ses différents hameaux.

Sébastien Jacquart








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