Aux portes de la métropole lyonnaise, nichée entre les coteaux et la Saône, la ville centre de la Communauté de communes Dombes Saône Vallée est riche de son histoire et de ses savoir-faire.
« On ne peut pas évoquer le Trévoux d’aujourd’hui sans évoquer son histoire assez insolite, estime Marc Péchoux, maire de la commune et président de la Communauté de communes Dombes Saône Vallée (CCDSV). Pendant 200 ans, nous avons été la capitale de la Principauté de Dombes. Et comme toute Principauté, Trévoux avait des avantages fiscaux qui lui ont permis de se développer, notamment dans plusieurs domaines comme l’orfèvrerie et l’imprimerie. Ces avantages ont disparu, je vous rassure. Mais, ce passé nous oblige à en tenir compte, à avoir un développement raisonné et pragmatique, à réaliser des projets de qualité, intégrant développement durable et transition écologique. C’est d’ailleurs une volonté partagée par l’ensemble de la CCDSV. Aujourd’hui, cette ville, c’est 7 200 habitants. Si nous sommes tournés vers le tourisme, favorisé par la Saône, nous avons la chance de compter une centaine de commerces et d’artisans. Ce qui est assez remarquable dans une période où le commerce local souffre. »
Nichée aux portes de la Dombes et en bord de Saône, l’ancienne capitale de la Principauté de Dombes, indépendante du Royaume de France (1560-1762) est un peu Le Monaco de la Saône, « parce qu’il y a un lien avec le Rocher. Le document existe et d’autres que moi connaissent bien le sujet. Malheureusement, l’issue de l’histoire est différente », sourit le maire de la commune.
Trévoux, c’est aussi la Riviera de l’Ain puisqu’il s’agit de la seule ville du Val de Saône exposée plein Sud. Et si elle conserve un cœur médiéval remarquable avec son château, ses ruelles pavées et ses bâtiments classés, elle conjugue aussi douceur de vivre, dynamisme économique et proximité avec Lyon (25 kilomètres).
Attractivité et dynamisme
Résolument tournée vers l’avenir, l’année 2026 débutera avec la création d’un îlot forestier de plus de 10 000 arbres en bord de Saône, en partenariat avec l’Office national des forêts et avec « une entreprise privée qui finance la totalité de la plantation, pour compenser son empreinte carbone », ajoute le maire. Sans oublier le futur BHNS (Bus à haut niveau de service), projet majeur sur le territoire, en partenariat avec la Région.
« Les travaux devraient commencer en 2026-2027, pour une mise en service en 2029. Cet aménagement à 192 M€, très attendu par les Trévoltiens, va permettre de relier Trévoux à la Part Dieu, en passant par l’ancienne voie ferrée », complète Marc Péchoux. Attractive et dynamique, la commune attire les excursionnistes. En 2024, au Top 5 des départements d’origine des visiteurs (hors Ain), figuraient l’Isère, la Loire, le Rhône, la Haute-Savoie et la Saône-et-Loire. Les touristes français représentent 85 % de la clientèle qui a dormi sur le territoire. Quant aux hôtes étrangers, ils arrivent de Belgique, Suisse, Pays-Bas, Allemagne et Royaume-Uni.
250 000 : C’est le nombre de passages recensés annuellement pour la passerelle de l’estacade mise en service en 2022. Un investissement de 4 M€ HT.
Pays d’art et d’histoire
Le Pays d’art et d’histoire Trévoux Dombes Saône Vallée regroupe les 19 communes de la communauté de communes (CCDSV). Ce label, attribué par le ministère de la Culture en 2008 et étendu à l’ensemble de l’intercommunalité en 2018, récompense les territoires engagés dans une valorisation de l’architecture et du patrimoine. Derrière les vieilles pierres, « l’histoire s’amuse à Trévoux » et ses environs, à travers des visites, des ateliers et des parcours ludiques.
Le passé aussi riche qu’original de la capitale de la Dombes se laisse découvrir le temps de visites guidées programmées tout au long de l’année. Parmi les incontournables de Trévoux, il ne faut pas manquer l’apothicairerie de l’ancien hôpital de la Duchesse de Montpensier et le Palais du Parlement de la Dombes, dont la salle d’audience reste encore revêtue de ses décors du XVIIe siècle.
2,15 M€ : Travaux et études comprises, c’est le coût HT de l’aménagement réalisé sur le chemin de halage, entre Massieux et Fareins.

La Voie Bleue… au fil de la Saône
Si la commune voisine d’Ars-sur-Formans figure parmi les grandes étapes des “Villes Sanctuaires de France”, Trévoux est une invitation à la flânerie à travers ses traboules « à la lyonnaise », terrasses animées, boutiques et ateliers d’artisans d’art ou encore, le long du rivage de la Saône. Labellisé Plus beaux détours de France (depuis 2004), Pays d’art et d’histoire (depuis 2008), Ville et métiers d’art (2022), Villes et villages fleuris Trois Fleurs (depuis 2019), une étoile au Guide Vert Michelin (2021) et Ville et métiers d’art (2022), la cité ne manque pas d’atouts.
Ville étape de l’itinéraire La Voie Bleue Moselle-Saône à vélo, Trévoux invite à l’évasion avec ses bords de Saône : en bateau, à pied, à vélo, sur le chemin de halage et de l’estacade. Un ouvrage qui propose deux voies différenciées (piétonne et cyclable) « qui permettent de circuler en toute sécurité le long de la rivière, sans difficulté parce qu’il n’y a pas de dénivelé », précise Romain Cavallero, directeur de l’office de tourisme Ars-Trévoux.
Avec plus de 250 000 passages par an, l’estacade de 550 mètres en surplomb au-dessus de la Saône a été réalisée par la Communauté de communes Dombes Saône Vallée (CCDSV) dans l’objectif de rétablir une circulation douce sécurisée au pied du rempart de la ville. L’ouvrage rencontre un vrai succès et s’intègre à la Voie Bleue. Il offre ainsi une belle opportunité de faire découvrir le territoire aux nombreux cyclotouristes qui sillonnent l’Europe.
« Le vélo est un sujet important pour la CCDSV qui, comme pour la Communauté de communes de Val de Saône Centre et celle de La Veyle, a effectué des travaux d’aménagements structurants sur le chemin de halage. Un projet très contemporain dont les 18 kilomètres de linéaire permettent aux habitants de Trévoux de rejoindre la voie verte et l’écoquartier des Orfèvres », complète Romain Cavallero. Inscrit au schéma national vélo, l’itinéraire cyclable de 700 kilomètres relie la frontière du Luxembourg à Lyon, en suivant la vallée de la Moselle, le canal des Vosges, puis la vallée de la Saône. Une véloroute qui se connecte à Lyon Confluence avec la ViaRhôna, créant ainsi une continuité cyclable majeure à l’échelle européenne.

Carole Muet









Le chemin de halage avec la passerelle double présente une sécurité et une esthétique très agréable, félicitations à vous