Archamps rêve d’une nouvelle Alliance

Archamps rêve d’une nouvelle Alliance


La galerie commerciale, fermée depuis l’automne 2016, pourrait être reprise avant la fin de l’année.

Grâce aux entreprises voisines et à la proximité de Genève, Logitop parvient toujours à louer ses 116 logements (courts et moyens séjours) aux travailleurs en mutation, étudiants et stagiaires. Le Pathé, seul multiplexe du Genevois (un projet est en cours sur Annemasse) attire encore les cinéphiles. Et quelques bureaux sont bien occupés, à l’étage, parmi les 19 000 mètres carrés disponibles.

Mais en dehors de ces rescapés, le bâtiment Alliance, fait figure de naufragé au cœur de la Technopole d’Archamps. Sa commercialisation est un fiasco depuis plus d’un quart de siècle. Suite à une procédure judiciaire, la galerie commerciale (16 000 mètres carrés), très peu occupée, a été une première fois reprise aux enchères en 2012, par Cases Investissement, une société parisienne qui prévoyait d’injecter 10 millions d’euros dans une vaste requalification.

Fermée depuis 2016

Las, faute de travaux le maire d’Archamps a été contraint de fermer, pour raisons de sécurité, les 800 places de parkings souterrains et l’accès à l’intérieur de la galerie, à l’automne 2016 : le dernier survivant, un restaurant qui avait transféré son entrée (via une issue de secours…) sur l’extérieur du bâtiment pour contourner la mesure, a fini par baisser définitivement le rideau, il y a quelques mois.

A lire aussi : https://www.letemps.ch/suisse/archamps-galerie-ruine-repreneur-controverse

Il y a un an tout juste, en mars 2018, la SCI Archamps Patrimoine, propriétaire de la galerie, a été mise en liquidation judiciaire https://www.procedurecollective.fr/fr/redressement-judiciaire/1271296/societe-civile-immobiliere-archamps-patrimoine.aspx , tout comme sa maison mère Cases investissement. Depuis, la situation évolue doucement en coulisses. Selon nos informations, suite à la demande déposée par le liquidateur judiciaire, le juge parisien en charge du dossier serait sur le point de nommer un expert chargé de l’évaluation de la galerie. Une fois son rapport rendu, le liquidateur pourra procéder (probablement après l’été) à la mise en vente, selon des modalités (gré à gré ou enchères, pour faire simple) décidées par le juge. In fine, le nouveau propriétaire pourrait être connu en fin d’année.

Malgré son passé peu glorieux, le bâtiment pourrait susciter les convoitises car il est situé aux portes de Genève et qu’après trois ans de fermeture administrative son coût devrait être d’autant plus intéressant (Cases investissement avait à l’époque mis 4,1 millions d’euros sur la table pour l’acquérir). Même si la justice va s’efforcer d’en décrocher un maximum afin de rembourser du mieux possible les créanciers. Sans illusion sur un remboursement total : entre les banques (prêt initial), le fisc et l’Urssaf mais aussi les charges de copropriété, le passif de la SCI serait de l’ordre de 10 millions d’euros.

La galerie n’a jamais été un franc succès commercial. Elle est carrément fermée depuis l’automne 2016. Photo : Eco (archives)

Mobilisation publique

Cette situation est observée de près par les élus locaux, qui rêvent de voir le bâtiment reprendre vie. En janvier, la communauté de commune du Genevois, à laquelle appartient Archamps, indiquait (compte rendu de bureau communautaire à lire en sur le site la CCG https://www.cc-genevois.fr/sites/default/files/b_190114_cr.pdf): « un projet de redéveloppement [de la galerie] est en cours de réflexion. Le SMAG [syndicat mixte d’aménagement du Genevois] a pris la décision de faire une proposition de portage foncier et contractualiserait avec Implenia pour un projet d’ensemble. »

Implenia, géant suisse du BTP (4,4 milliards de francs de chiffre d’affaires en 2018) connaît bien la situation. Non seulement son antenne genevoise (Onex) est à quelques kilomètres seulement d’Archamps mais surtout une des filiales du groupe est déjà propriétaire, dans le bâtiment Alliance, de l’étage (quasi vide) de bureaux qui surplombe la galerie commerciale. Un seul et même interlocuteur pour la commercialisation de l’ensemble (cinéma et logements exclus) faciliterait probablement les choses. Mais, lors d’une liquidation, la loi prévoyant une attribution au plus offrant, l’issue n’est pas garantie. D’où la solution d’un « portage foncier » par le syndicat mixte, qui pourrait préempter ?

Parallèlement, une étude est menée, co-financée par l’aéroport international de Genève, pour l’achat d’une partie des places de parking et la création d’une navette privée pour les salariés de l’aéroport, avec ouverture du service au public. Sur ce volet aussi les mois à venir devraient permettre d’y voir plus clair.

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