L’entreprise savoyarde souhaite développer l’expérience immersive en réalité virtuelle pour l’immobilier et la formation professionnelle.
Visiter sa future maison alors qu’elle n’existe pas encore, c’est possible avec les solutions immersives proposées par Big Horn. Séduit par la démarche, un cabinet d’architecte a déjà intégré la visite virtuelle à son processus de création et de design. « A partir de plans 3D, notre solution sur-mesure permet de se projeter tout en appréciant les espaces, les volumes et la lumière », explique Quentin Choulet, fondateur de Big Horn.
La start-up, implantée à Savoie Technolac, réalise également des visites immersives pour le secteur du tourisme, à travers la modélisation de villes pour en valoriser le patrimoine. « Nous avons travaillé avec une historienne afin de reconstituer la ville de La Roche-sur-Foron du XIIe au XIXème siècle, une commande de la municipalité visible à partir de cet été », développe le fondateur.
Du sur-mesure pour les pros
Crée en 2017 par Quentin Choulet et Johan Ravry, la start-up – intégrée au Village by CA – était à l’origine positionnée sur le jeu vidéo. « Le marché était très compétitif et difficile d’accès », développe Quentin Choulet. Rejoint par Laurent Rivet en 2020 – Johan Ravry ayant quitté le navire entre temps – ils décident de se tourner vers le secteur des professionnels.
En complément du secteur de l’immobilier, Big Horn compte s’attaquer à « l’immersive learning », en proposant « des séquences pédagogiques en réalité virtuelle, en lien avec un centre de formation » , détaille Laurent Rivet. Ainsi, la start-up peut restituer la réalité d’un environnement de travail. La formule présente un double avantage : un coût moins élevé qu’une formation en présentiel tout en étant efficace. « La simulation sollicite 100 % de l’attention et assure 90% de la mémorisation » , affirment les dirigeants.
Un domaine au « fort potentiel », selon Laurent Rivet, qui prédit « qu’un centre de formation à jour aura forcément des formules de formation en VR d’ici 5 à 6 ans » . En continuant sa phase de commercialisation, l’entreprise table sur un prévisionnel de 120 000 euros de chiffre d’affaires en 2021 et compte embaucher une troisième personne dans l’année.












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