Depuis fin juin, la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), qui affecte uniquement les bovins, se propage en Pays de Savoie. À ce jour, 17 foyers ont été détectés en Savoie et 9 désormais en Haute-Savoie. Le point sur les mesures prises par l’État ?
Mise à jour du vendredi 18 juillet :
La DNC a été identifiée pour la première fois en France le 29 juin 2025, en Savoie. Au 17 juillet 2025, 26 foyers ont été signalés dans le pays, répartis sur deux départements : 17 foyers dans la commune d’Entrelacs en Savoie, et 9 foyers dans plusieurs communes de Haute-Savoie, à savoir Rumilly, Massingy, Marigny-Saint-Marcel, et Faverges-Seythenex.
Mise à jour du jeudi 17 juillet :
Suite à la réunion de crise organisée mercredi 16 juillet, le ministère de l’Agriculture, par la voix d’Annie Genevard, réagit à la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). À ce jour, et toujours selon le ministère, 24 foyers sont recensés en Savoie et Haute-Savoie. Pour éradiquer la maladie, et de concert avec les experts sanitaires et des scientifiques, des mesures ont été validées. À commencer par l’abattage complet du troupeau lorsqu’un animal est positif, le virus pouvant ne pas être détecté aux tests.
Autre mesure : l’obligation de vacciner les bovins dès la semaine prochaine (dans un rayon de 50 km autour des foyers), à réception des doses commandées à la banque des vaccins de la Commission européenne. Enfin, la protection renforcée dans les zones concernées est maintenue. De leur côté, la Coordination rurale et la Confédération paysanne s’opposent à l’éradication totale des troupeaux, n’hésitant pas à manifester sur le terrain et à bloquer le passage aux vétérinaires et aux forces de l’ordre.
Mise à jour du mercredi 16 juillet :
Ce mardi 15 juillet au soir, la préfecture 74 vient d’annoncer qu’un sixième foyer a été confirmé à Rumilly, s’ajoutant à ceux de Massingy (déjà touchée le 9 juillet), de Faverges et de Marigny-Saint-Marcel. Compte-tenu de la progression de cette maladie virale, la zone réglementée précédemment mise en place a été élargie. Une liste exhaustive des communes va être mise en ligne sur le site internet de la préfecture.
Dans un communiqué, la préfète Emmanuelle Dubée rappelle avec fermeté « la nécessité sanitaire d’abattre rapidement l’ensemble du troupeau, l’abattage partiel ne permettant pas d’éradiquer la maladie du fait de sa longue incubation (jusqu’à 28 jours) ». Les bovins ne doivent pas non plus être déplacés, à partir ou à l’intérieur de la zone réglementée. Des contrôles dans ce sens sont, par ailleurs, effectués par les forces de l’ordre.
Une première mesure très contestée par les Confédérations paysannes de Savoie et Haute-Savoie, qui dénoncent la gestion actuelle de la crise de la DNC et appelaient à une mobilisation massive, le mardi 15 juillet (dès 5h du matin), pour sauver de l’abattage le troupeau du Gaec Duchêne, à Cessens (73).
Pour rappel, le premier foyer de DNC a été confirmé, le 29 juin, sur la commune d’Entrelacs, située en Savoie. Dans le département, 143 bovins ont dû être euthanasiés depuis le début de l’épidémie, conformément aux directives nationales, indique la préfecture 73 sur son site.
Selon le ministère de l’Agriculture, c’est la première fois que cette maladie est diagnostiquée en France. À ce jour, les éleveurs, très inquiets, sont toujours en attente de la livraison de vaccins, en provenance d’Afrique du Sud. Selon Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ils devraient arriver d’ici la fin du mois de juillet. Par ailleurs, l’État a demandé aux laboratoires homologués de produire les résultats des analyses en 48 heures.









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