Ronalpia, incubateur de porteurs de projets socio-économiques, déploie son activité à Bourg. Six projets d’éco entreprises sont déjà en gestation.
« Nous sommes convaincus qu’il y a un réel potentiel sur le territoire pour créer des projets répondant aux besoins des habitants. Nous sommes fiers de pouvoir faire émerger ces projets innovants et d’utilité sociale. Le partenariat avec Ronalpia nous permet d’associer nos savoir-faire et nos expertises pour proposer un accompagnement efficace et gage de réussite pour les porteurs de projet. » Emmanuelle Merle, vice-présidente déléguée à l’emploi, l’insertion, l’économie sociale et solidaire à Grand Bourg Agglomération, se félicite de pouvoir accompagner politiquement et financièrement Ronalpia, un incubateur de porteurs de projets. Ici, Ronalpia agira en coopération avec plusieurs structures déjà bien implantées sur le territoire, telles que l’AGLCA, ESS’Ain, BGE ou Centre Ain Initiative. « Nous venons compléter l’offre d’accompagnement en construisant avec eux le pôle d’accompagnement des entreprises sociales du territoire », poursuit Arthur Joliveau, responsable de l’antenne du Grand Bourg-en-Bresse de l’association Ronalpia.
Durant 9 mois la structure accompagnera les six premiers porteurs de projets au sein de l’espace de coworking de la MCC à Bourg-en-Bresse à travers 15 jours de formation collective, 18 heures d’accompagnement individuel, une communauté vivante d’entreprises sociales et un réseau de partenaires locaux : institutions, associations, experts…
D’intrépides audacieux
L’objectif : passer du stade du projet à celui d’entreprise viable. Les six porteurs de projets d’entreprises sociales retenus ont en commun de répondre à une fragilité, un besoin social ou environnemental qu’ils ont identifié sur leur territoire. S’ils ont tous pour objectif de vivre de leur activité, le but principal ne sera pas lucratif. Ils s’engagent à mettre en place une gouvernance partagée dans leur future structure, qu’elle soit une association, une Scop ou une SARL. Les projets ont donc été retenus en fonction de l’impact social qu’ils pourront produire, de leur potentielle viabilité économique, ainsi que de l’intérêt pour eux d’être accompagnés. L’accompagnement des entrepreneurs est gratuit et sur mesure, pour affirmer leur mission sociale et consolider leur positionnement ; renforcer leur ancrage local et tester leur modèle économique ; créer leur activité et trouver leurs premiers clients sur leur territoire. « Les porteurs accompagnés sont des intrépides qui ont l’audace de porter un projet d’utilité sociale. Dès les premiers jours, on a tout de suite senti se créer une belle énergie et une entraide ! » se réjouit Arthur Joliveau. Pour les six premiers retenus, désormais, il s’agit d’allier l’utile à l’agréable.
Les six projets retenus

Tous les projets ont une vocation professionnelle mais avant tout sociale. En voici la liste avec le projet résumé.
- Ainpulsion TSA : création d’un lieu proposant un environnement favorable aux enfants souffrant de troubles du spectre autistique.
- Épicerie itinérante pour les zones rurales.
- Caval’Arbor-et-Sens : faire vivre un éco-lieu ressources autour de l’éducation à l’environnement…
- Santulita : accompagner les familles monoparentales dans leurs problématiques.
- Tiers lieu à Courmangoux : créer un lieu de rencontre et d’ancrage sur le territoire pour sensibiliser aux gestes écoresponsables.
- L’atelien : création d’un atelier partagé, résidence d’artisans de fabrication autour du bois et du métal.
En 3 étapes
17 entrepreneurs ont déposé un dossier. La sélection s’est déroulée en trois étapes : étude de dossier ; immersion de deux jours pour être sensibilisés aux enjeux de l’entrepreneuriat social ; passage devant un jury d’entrepreneurs, d’accompagnateurs et de spécialistes de l’économie sociale.
Les outils de l’ESS pour la transition écologique
La Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire a réalisé une étude sur les enjeux et les acteurs régionaux. Et elle a participé à les cartographier.

Comme son nom l’indique, le site carteco-ess.org cartographie les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) engagés au cœur des territoires pour la transition écologique. Un projet pilote porté par ESS France et sept chambres régionales de l’ESS, dont la Cress Auvergne Rhône-Alpes. S’il a vocation à s’étendre à tous les acteurs de la transition écologique, l’outil ne référence pour l’instant que les structures de l’économie circulaire. « Pour nous, toute action de lutte contre le gaspillage de matière première entre dans le champ. Si vous n’apparaissez pas dans la base de données, vous pouvez vous référencer ou même inscrire des structures que vous connaissez », précise Lorène Pastiau, chargée de mission de l’observatoire régional de l’ESS. Ce nouvel outil est en tout cas déjà apprécié. « Nous avons besoin de recenser les acteurs, les enjeux, les manques éventuels de notre territoire, témoigne Laura Dureil, du syndicat de collecte des déchets du Bois de l’Aumône (Puy-de-Dôme). Carteco va faciliter ce travail d’investigation. » Et Loïs Aoun, coordinateur de l’Association régionale des ressourceries d’ajouter : « C’est un outil formidable pour avoir une bonne compréhension du territoire. Savoir qui fait quoi permet d’éviter de faire des doublons et invite à se rapprocher des structures existantes. C’est de surcroît un très bon outil de communication grand public, de mise en valeur de toutes les initiatives en termes de recyclage et de réemploi. »
Outre ce site, un autre outil a été développé par la Cress, en partenariat avec l’Ademe : une étude sur les liens entre économie sociale et solidaire et transition écologique et énergétique. Un véritable panorama des enjeux et des structures régionales impliquées dans l’agriculture et l’alimentation durable ; le déchet, son réemploi, sa réutilisation et son recyclage ; la mobilité durable ; l’habitat et le bâtiment durable ; la transition énergétique.
Éliséo Mucciante et Sébastien Jacquart











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