On le sait, et on le déplore parfois, internet est le lieu de tous les excès. Mais c’est également le lieu de tous les possibles. Possibilité de se renseigner sur n’importe quel sujet, sérieux ou futiles ; possibilité de se faire des amis partout dans le monde ; possibilité même de devenir une star du jour au lendemain, grâce à ses talents artistiques, sa plastique, un nouveau concept…

Pour les entreprises, c’est aussi la possibilité de développer sa communication à moindre frais, d’améliorer sa visibilité, de démarcher de nouveaux clients, de booster ses ventes, de recruter de nouveaux collaborateurs… La limite étant cependant la multitude d’offres visibles qui viennent souvent parasiter tout effort.

A moins bien sûr de savoir se faire remarquer. Une des stratégies payantes consiste en effet à faire le « buzz », quel que soit le domaine concerné. Dans le rayon des ressources humaines, on se souvient ainsi de la proposition alléchante faite par une collectivité éloignée en proposant « le meilleur travail au monde ». Gardien d’une île paradisiaque : plage, mer turquoise et cocotiers, farniente, et salaire de nabab…. Même si, bien sûr, le job était en CDD et l’objectif réel la promotion du territoire à un coût raisonnable.

Mais depuis, l’idée a fait des émules, à l’instar d’une entreprise française de communication qui a pris le contre-pied en lançant, avec humour, un appel à candidature sous forme de vidéo pour « le pire travail au monde ». Les réponses devront, elles aussi, être au second degré pour avoir une chance d’être sélectionnées.

Autre méthode, même esprit, le cabinet d’innovation Altran vient de s’inspirer du succès du site « chat roulette » pour lancer son « job roulette ». Par webcam interposée et de façon purement aléatoire, employeurs et candidats ont quelques secondes pour se séduire, au risque de se voir zappé.

Pourtant, aussi fun qu’elles soient, ces annonces s’inscrivent surtout comme un miroir de la société actuelle ou le paraître et la facilité priment trop souvent sur l’être, où l’image l’emporte de plus en plus souvent sur les compétences.