Le jumping de Bourg franchit tous les obstacles

par | 12 Mai 2021

Les organisateurs ont voulu maintenir la compétition malgré la crise sanitaire. Le concours équestre de saut d’obstacles 4 étoiles aura lieu à huis clos du 20 au 23 mai.

«Un plateau exceptionnel de cavaliers s’annonce, ils ont hâte d’en découdre dans la perspective des sélections olympiques car l’épidémie de rhinopneumonie leur a interdit pendant six semaines toute compétition et les a privés de repères. » C’est passé un peu sous silence, mais, en plus de la covid-19 qui empêche les compétitions de se dérouler normalement, est venu se greffer dans l’équitation une autre épidémie. La rhinopneumonie a touché de plein fouet les chevaux. C’est elle qu’évoque ci-dessus Alain Landais, président de Bourg sports équestres, l’association organisatrice du Jumping international de Bourg-en-Bresse, du 20 au 23 mai prochains. Ajouté à cela les habituels préparatifs et tracasseries administratives (autorisations, sécurité, accréditations…), il faut être plus que passionné pour se lancer dans ce genre de manifestation. Mais, il en faudrait plus pour freiner les ardeurs. « Quand on subit la crise d’une filière, il est normal d’accompagner ceux qui font les efforts pour que la reprise arrive. Dans l’Ain, la filière cheval est très importante. Elle fait vivre des professionnels des soins, des marchands de matériels, des maréchaux-ferrants… » témoigne Pascal Bouvet, chargé de communication du Jumping de Bourg.

“Je veux croire à l’embellie que notre concours 4 étoiles amènera dans les esprits”

Alain Landais

Sur le terrain de jeu, dans quelque discipline que ce soit, avant de pouvoir être sélectionné par son Comité olympique national, tout athlète candidat aux JO doit avoir satisfait à des minima olympiques. En matière de saut d’obstacles, vingt nations, dont la France, ont déjà été sélectionnées pour emmener une équipe entière, soit, trois couples cavalier/cheval et un couple réserviste. Pour garantir l’universalité de l’olympisme, quinze autres nations ont acquis le droit d’envoyer un cavalier en individuel. La détermination de ces trente-cinq nations est maintenant figée. Mais le réservoir de couples parmi lesquels chaque entraîneur national pourra faire son choix définitif est encore évolutif. La Fédération Équestre Internationale a récemment pris en compte la réduction du nombre des compétitions du fait de l’épidémie de rhinopneumonie chez les chevaux et de la pandémie de Covid 19. Ainsi, les cavaliers de ces trente-cinq nations qui n’auraient pas encore satisfait aux minima exigés ont jusqu’au 21 juin pour le faire. De quoi donner, s’il le fallait, plus d’intérêt encore à l’épreuve burgienne, même si elle se déroule à huis clos… « Assurément, notre manifestation ne ressemblera pas à la grande fête populaire que nous connaissons avec ses 28 000 spectateurs. Le public ne pourra pas s’associer autour du terrain à l’émotion du sport de haut niveau. Mais grâce aux équipes de Cheval TV, l’intégralité des épreuves pourra être suivie sur le Web et les deux épreuves majeures, les Prix du Conseil départemental de l’Ain le samedi après-midi et celui de la Ville de Bourg-en-Bresse le dimanche après-midi seront retransmises en direct sur la chaîne Sport en France », se réjouit Alain Landais. Et de conclure, philosophe : « Je ne sais pas si le soleil brillera du 20 au 23 mai sur Ainterexpo, mais je veux croire à l’embellie que notre Concours de saut international (CSI) 4 étoiles amènera dans les esprits. »


Éliséo Mucciante

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Découvrez également :

Publicité

Pin It on Pinterest