Le prรฉsident national de la CPME a รฉtรฉ invitรฉ ร รฉchanger avec les adhรฉrents de lโAin, partager sa vision de lโentreprise et รฉvoquer ses combats, le 14 octobre ร Oyonnax.
ยซโMalgrรฉ le cirque politique actuel, les entreprises continuent de tourner, de produire de la valeur, de payer leurs salariรฉs. Je suis lร pour รฉcouter leurs prรฉoccupationsโยป, a expliquรฉ le prรฉsident national de la Confรฉdรฉration des petites et moyennes entreprises (CPME) Amir Reza-Tofighi, avant dโรฉchanger avec les entrepreneurs aindinois, ร lโinvitation de la section dรฉpartementale du mouvement patronal, avec les Acteurs รฉconomiques de la Plastics Vallรฉe (AEPV) et Oyonnax Rugby, mardi 14 octobre au stade Mathon. Une rencontre prรฉcรฉdรฉe de visites dโentreprises, Texen, La Boรฎte ร Bois et Falk Toys, dont il est ressorti ยซโtrรจs optimisteโยป.
Besoin de visibilitรฉ
ยซโLes entrepreneurs sont des gens rรฉsilients. Ils ont juste besoin quโon ne leur colle pas une couche dโimpรดts supplรฉmentaires chaque annรฉe, mais quโon leur donne de la visibilitรฉ. On le voit bien, aujourdโhui, faute de savoir ร quelle sauce on va รชtre mangรฉ, les investissements et les recrutements sont gelรฉs. Prรฉlever 10 ร 15 milliards supplรฉmentaires sur les entreprises, cโest autant de crรฉation de valeur en moins. Tout รงa pour un รtat qui nโest mรชme pas capable de se rรฉformerโ! Il faut au contraire continuer ร baisser les impรดts de production qui sont plus รฉlevรฉs en France par rapport ร la moyenne europรฉenne, notamment presque quatre fois plus par rapport ร lโAllemagne.โยป
ร moins de 18 mois de la prรฉsidentielle, le prรฉsident de la CPME ne se fait toutefois guรจre dโillusion : ยซโIl nโy a pas de rรฉvolution ร attendre.โยป Cela nโempรชche pas le mouvement patronal de partir ร la rencontre de tous les dรฉputรฉs et sรฉnateurs pour prรฉsenter ses propositions. ยซโIl faut au moins sโentendre sur lโessentiel : Primo, ne pas taxer toujours plus les actifs, entrepreneurs et salariรฉs. Il nโest plus possible de tout faire reposer sur 21 millions de personnes qui payent pour tous les autres. On pourrait, par exemple, ne pas nรฉcessairement indexer les plus grosses retraites. Deuzio, il y a des abus ร corriger. Nous avons notamment trop dโarrรชts maladie, +60โ% en quelques annรฉes. Et chez les moins de 30 ansโ! Tertio, il faut simplifier la vie des entreprises et des salariรฉs. Si lโon pouvait se mettre dโaccord sur ces trois points, ce serait dรฉjร trรจs bien. Il faut rendre lโacte de produire aussi intรฉressant en France quโailleurs. Avec 110 CPME dans les territoires, 120 branches adhรฉrentes, 320โ000 entreprises pour 5,5 millions de salariรฉs, nous portons un discours de terrain. Et cโest ce qui fait notre force.โยป
Risques psychosociaux = accident du travail
Une nouvelle jurisprudence affole les entreprisesย : plusieurs arrรชts maladies consรฉcutifs ร des risques psychosociaux ont derniรจrement รฉtรฉ traitรฉs par la Sรฉcuritรฉ sociale comme des accidents du travail. Lโalerte a รฉtรฉ lancรฉe ce mardi 14ย octobre, par un membre local de la commission des recours amiables, qui a citรฉ de nombreux cas. ยซโEn fait, tout รฉvรฉnement soudain peut รชtre considรฉrรฉ comme un accident, sโil survient, par exemple, ร lโissue dโun entretien individuel, dโune fin de pรฉriode dโessai,ย etc.โยป
Le sujet est dรฉjร remontรฉ jusquโร Amir Reza-Tofighi par un mandataire national de la CPME. ยซโVous รฉviter de nouveaux prรฉlรจvements, rรฉduire le risque juridique qui pรจse sur les entreprisesโฆ Cโest typiquement le genre de bataille que nous menons sans que vous le voyiezโยป, a-t-il rรฉpondu. Celui-ci avait en effet dรฉjร รฉvoquรฉ plusieurs ยซโvictoires dรฉfensivesโยป comme le maintien, l’an dernier, des allรฉgements de cotisations ร hauteur de 2,5ย milliards.
Sรฉbastien Jacquart








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