Imaginez un monde où il suffit de s’appuyer contre une surface pour profiter d’une musique ou d’un enseignement, diffusé directement à l’oreille, sans le moindre appareil auditif. Imaginez un tel usage dans un musée ou sur un site touristique… N’imaginez plus, Losonnante l’a fait…
La startup grenobloise, actuellement accompagnée au sein de l’Alpes Tourisme Lab à Savoie Technolac, a mis sur pied un système de « tables d’écoute » peu ordinaire : « Nos bornes utilisent un principe physique connu depuis longtemps : la conduction osseuse », explique Olivier Lebas, cofondateur de Losonnante. Autrement dit, le voyage du son à travers les os jusqu’aux oreilles.
« Notre invention est un boîtier contenant des pastilles qui envoient le maximum de vibrations sonores par les os avec le minimum de volatilité dans l’air : c’est le process inverse d’une enceinte classique. Aussi, quand on pose les coudes sur les pastilles, les sons passent par les os des avant-bras jusqu’aux mains qui forment un casque naturel autour des oreilles. C’est une écoute différente : les gens se posent et ils impliquent leur corps dans l’écoute du son. On est sur du ressenti, c’est très immersif. »
« Nos bornes utilisent un principe physique connu depuis longtemps : la conduction osseuse », explique Olivier Lebas, cofondateur de Losonnante.
Avec les boîtiers Losonnante, le son ne pollue pas l’espace commun dans les lieux publics. Ils permettent d’être acteur du son que l’on choisit d’entendre… ou pas. « Notre proposition est assez ludique finalement : il suffit de poser les coudes, cela fonctionne tout de suite. Notre boîtier est intégré dans des meubles que nous proposons aussi, ou bien il s’adapte à une scénographie », explique Olivier Lebas.
Créée en 2021, la startup Losonnante compte deux associés fondateurs : Olivier Lebas (à droite sur la photo) et Fabien Rolland. Un troisième homme, Jérôme Maisonnasse, vient d’être recruté pour la recherche et développement. Losonnante affiche un premier chiffre d’affaires de 127 000 euros. La startup prend sa source au sein de la structure Linksium, à Grenoble, dont le but est le transfert d’innovations du CNRS vers le monde économique.








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