Malgré une descente en Pro D2 l’an prochain, le club continue de se structurer et de se développer.
« Nous nous inscrivons depuis 3 ans, dans un processus de construction du club qui se poursuit, même si la descente nous freine un peu, lance le président d’Oyonnax Rugby, Dougal Bendjaballah, à l’heure de dresser le bilan de la saison. Nous continuons d’investir dans les joueurs et la structuration du club. Notre erreur a été de ne programmer qu’une année d’avance, nous aurions dû en prévoir deux. Un groupe solidaire, c’est bien, mais cela ne suffit plus pour se maintenir. Il nous a manqué les individualités qui font la différence. Avec 17 M€ l’année dernière, Oyonnax affiche le dernier budget du Top 14, contre 47 M€ pour le premier. Quand on gagne contre La Rochelle, on gagne contre un club qui possède un budget trois fois supérieur au nôtre. Mais, nous pourrions avoir le meilleur résultat financier. Nous descendons avec un bilan positif qui nous donne les moyens de remonter. L’humilité que nous devons afficher ne se limite pas au domaine sportif. Elle concerne aussi la gestion. »
Pour cette saison, Oyonnax Rugby table sur 14 M€ de budget et s’attend à être en pertes, à enregistrer davantage de dépenses que de recettes, notamment avec une masse salariale de 5 M€, « la plus importante que nous n’aurons jamais eue en Pro D2 », selon le directeur général Grégory Di Marco.
« Mais, cela n’entamera pas nos fonds propres qui sont parmi les premiers du Top 14 comme de la Pro D2 », assure-t-il. Et d’anticiper, outre la baisse des droits télé, une moindre billetterie, « même si la fréquentation sera sans doute très bonne. Nous avons battu un record d’affluence l’an dernier, avec 9 000 spectateurs par match, en moyenne, et un taux de remplissage de 92 % ».
Le nombre de partenaires (passé de 350 à 500, l’an dernier, ce qui porte le total des soutiens à 700, avec les mécènes) devrait aussi s’inscrire en légère baisse, même si le club sait pouvoir compter sur un socle fidèle. « Certains nous suivent depuis 20 ans », souligne Grégory Di Marco. Et ce socle, le club travaille à l’élargir (lire ci-dessous).
« Nous avons profité de chaque montée pour structurer le club », rappelle Dougal Bendjaballah. Le Salon Parc des Oiseaux, ouvert le 18 novembre dernier au stade Mathon, est un succès tel que l’investissement (2 M€) est déjà pratiquement amorti. Et les aménagements vont se poursuivre. Il est question notamment que Haut-Bugey Agglomération rachète l’hôtel Le Macretet à Arbent, pour le laisser exploiter par le club. « Ce sera un lieu de vie qui permettra des échanges avec notre communauté de partenaires et de supporters », décrit le président. De quoi faire progresser encore les hospitalités.
Un partenariat avec Erreà
Oyonnax Rugby vient d’annoncer un « partenariat majeur » avec la marque italienne de vêtements de sport Erreà, qui va devenir son nouvel équipementier jusqu’en 2027. Cette annonce s’inscrit dans la continuité d’une stratégie qui vise à développer le socle économique du club, notamment géographiquement.
Dix-huit clubs sont aujourd’hui partenaires de l’Oyo’Sphère. Et pas seulement dans l’Ain ou les départements limitrophes de Savoie et de Haute-Savoie, du Jura et du Doubs. Elle étend son influence jusqu’au Strasbourg Alsace Rugby (Bas-Rhin) et au Havre Athletic Club Rugby (Seine-Maritime).
« Il faut semer longtemps pour espérer récolter les fruits, commente Dougal Bendjaballah. Les clients attendent un retour sur investissement de leur présence sur le maillot. Avant qu’un partenaire strasbourgeois accepte de nous rejoindre, il faut le rencontrer régulièrement. Mais, ça commence à prendre. Nos ambitions de partenariats privés n’ont jamais été aussi élevées. »
Sébastien Jacquart








Je soutiens cet esprit de développement du club qui est solide et fort – Maintenant un club peut rester en Top 14 seulement si les bases économiques sont bonnes – A partir de là l’Oyo ‘Sphère peut se développer et rayonner …… un esprit « Oyo » doit être lisible de l’extérieur comme on le voit dans certains clubs