Élu en novembre 2024 à la présidence du Syndicat de défense du beaufort, Pierre Poccard estime que la relance de la filière passe d’abord par celle de la consommation. Interview. Quel est votre parcours ? J’ai 50 ans et viens de passer ma 40e saison d’été en alpage, au sein de l’exploitation familiale, le Gaec du Vallon-des-Rossets, à Peisey-Nancroix. Notre particularité est de pratiquer l’alpage avec notre troupeau de 170 laitières de race tarentaise et de fabriquer le beaufort depuis des générations dans le vallon des Rossets. Depuis 2021 et les départs successifs en retraite, je suis associé avec ma sœur Catherine, mon neveu Jérôme, mes enfants Clément et Anaïs. En 2017, nous avons constitué, avec d’autres exploitants de Peisey, le groupement d’intérêt économique (GIE) Fromagerie de Peisey, afin de travailler le lait l’hiver. En parallèle, nous avons créé une crémerie, Chez Marthe, qui vend les fabrications du GIE ainsi que d’autres produits locaux. Le chiffre d’affaires annuel du GIE s’élève à 1,5 million d’euros avec deux salariés, celui de la crémerie à 1 million avec deux salariés également. Quelle a été votre implication dans la filière ? En 2006, j’ai succédé à mon papa au conseil d’administration du Syndicat de défense, dont je suis devenu vice-président en 2010. Auparavant, j’étais […]
Solidarité : le don n’est plus ce qu’il était
Donner… ou vendre sur internet ou dans une friperie ? Acheter à Emmaüs… ou à très bas prix sur un site de fast-fashion ? les évolutions de comportement bousculent l'économie du don. Il y a deux ans, l'entreprise d'insertion Emmaüs vêtements de Chambéry faisait 1,70...












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