Le groupe industriel haut-savoyard boucle le premier semestre 2020 sur un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, en recul de 29,0 % à taux de change et périmètre constants (tcpc) par rapport à un an plus tôt, largement impacté par l’arrêt progressif des activités sur ses zones d’implantation (Europe, Amériques, Asie).
Dans son communiqué financier paru le 9 juillet, le groupe indique qu’après un premier trimestre marqué par une volatilité accrue de la demande sur ses grands marchés (cosmétique, santé, aéronautique, automobile), il a fait face au deuxième trimestre « à une crise de la demande sans précédent, entraînant des variations de -40 % au moi d’avril, de -70 % en mai et de -30 % en juin, et de manière homogène sur l’ensemble de ses géographies ». Dans le détail, le pôle Luxe & Beauté (Texen) affiche -32 % à tcpc à 66,2 millions d’euros et celui de la Santé & Industrie (Plastibell) recule de 22,8 % à tcpc à 33,8 millions. La pandémie de Covid-19 avait contraint PSB Industries à rompre, le 20 avril, les négociations avec le groupe Pochet pour l’acquisition de son pôle plasturgie et métal Qualipac (Ndlr, cette opération majeure lui aurait permis de doubler de taille).
Toutefois, la direction assure avoir mis en place au premier semestre de nombreuses initiatives en France et à l’international pour abaisser son point mort et préserver sa marge de manoeuvre financière.
PSB Industrie prévient d’ores et déjà que les résultats publiés le 29 juillet seront significativement affectés par la chute de ses ventes sur les six premiers de l’année. Le groupe précise que « la discipline financière mise en place dès le début de la crise devrait lui permettre de présenter une trésorerie qui attestera de sa solidité financière mais aussi de confirmer sa feuille de route et sa capacité d’investissement ».