Regards de femmes sur l’animation

par | 15 juin 2017

En marge du Festival et du Marché international du film d’animation, -qui se déroulent à Annecy cette semaine-, l’association  « Les Femmes s’animent »  a organisé des rencontres, à l’heure du petit déjeuner, avec des  productrices, réalisatrices et collaboratrices des studios.

L’association «  Les Femmes s’animent  » (LFA)  a organisé durant toute la semaine de l’événement annécien, – le Festival et Marché international du film d’animation-, des rencontres avec des productrices, réalisatrices, collaboratrices et cinéastes engagées, pour ouvrir ou améliorer le dialogue sur la situation féminine dans des métiers souvent encore très masculins.

Joli moment d’échange ponctué d’humour, celui qui s’est déroulé le 15 juin et qui a mis en scène deux équipes de professionnelles. La première a travaillé sur « Ma vie de Courgette »,  film qui a reçu un accueil unanime du public et de la presse et de nombreuses récompenses dans les festivals, sans oublier ses deux Césars et sa nomination aux Oscars.

Un studio lyonnais pour « Ma vie de Courgette »

Sa productrice française, Armelle Glorennec, directrice générale de Blue Spirit, est ainsi venue expliquer l’étonnant parcours de cette production franco-suisse réalisée par le Genevois Claure Barra, qui traite avec une grande émotion, de la maltraitance des enfants.

« Rompant avec les habitudes du métier, nous avons décidé de créer un studio en région lyonnaise, à Villeurbanne, réunissant en un même lieu la fabrication et le tournage pendant presque de dix-huit mois » a –t-elle indiqué. Un studio éphémère, aujourd’hui fermé, où ont été élaborés les décors de cette réalisation. « J’ai travaillé dans  mon atelier genevois puis les costumes ont rejoint le tournage à Villeurbanne », a précisé Vanessa Riera de l’Atelier Nolita, chef costumière avec une autre suissesse Christel Grandchamp, de l’Atelier Grand’Cri, de Vevey.  Une chef animatrice a supervisé l’équipe d’animateurs, pour la plupart des hommes.

Autre expérience, celle de « The Man-Woman Case », dont la réalisatrice Anaîs Caura, la productrice Hélène Gendronneau, et la scénariste Joëlle Oosterlinck, ont travaillé main dans la main durant huit mois pour cette nouvelle série de 10 fois 5 minutes d’animation. Ce film à petit budget met sous les projecteurs, mais avec tact, la question du transgenre. Là encore,  dans cette production basée sur une histoire vraie dans l’Australie des années 20, la sensibilité féminine s’est exprimée pour une cause qui concerne 38 000  personnes en France.

Pour la cause féminine

Créée en 2015 et présidée par Corinne Kouper, l’association LFA  a pour objet de promouvoir la place des femmes dans la création, la production et l’exploitation des contenus animés. Elle encourage aussi l’accès aux femmes aux responsabilités artistiques et économiques des métiers de l’animation et s’emploie à éveiller les consciences vis-à-vis des stéréotypes de genre dans les contenus animés, en contribuant ainsi à la réduction des inégalités. Elle représente un large panel des métiers de l’animation en France.

1 Commentaire

  1. Yooiou

    « la question du transgenre » ça ne veut rien dire, « la question de la transidentité » serait plus juste…

    Réponse

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