Le constructeur Renault Trucks prépare sa sortie de crise. Une reprise à son image, tournée vers l’innovation, le sens du détail et la question de l’humain. Et le site de Renault Trucks à Bourg est comme une ville dans la ville : avec ses rues, ses trottoirs, son restaurant, ses habitants. Au cœur de l’usine, sur une ligne de montage, des hommes et quelques femmes fabriquent de leurs mains les Premium et Magnum qui ont fait la renommée du groupe. En plus de ces grands routiers, Renault Trucks produit également des camions de construction. Lorsque l’on remonte la ligne, on suit la progression de l’engin, conçu avec minutie et précision. Cette méticulosité, c’est « le propre du métier d’industriel, qui est un métier de détail », souligne Christian Lula, le dirigeant du site.
Un atout, quand on sait que l’horizon 2013 apportera avec lui une nouvelle norme anti-pollution pour le poids lourd : la norme Euro 6. Des actions de développement vont être nécessaires à Renault Trucks pour s’y adapter. Même si aujourd’hui, « le camion pollue de moins en moins », note Christian Lula, il faudra prévoir et concevoir un nouveau moteur, plus complexe pour répondre aux exigences de cette norme. « C’est une bonne chose, ajoute-t-il. Cela va nous obliger à développer et améliorer encore nos camions ».
Pour ce faire, le groupe compte sur sa force vive. Et le cœur de l’entreprise, ce sont les hommes. Ils sont 1920 sur le site. C’est sur l’humain que l’ex-usine Berliet se base pour sortir de la crise et c’est, aussi, une partie intégrante de sa stratégie d’entreprise.
« Nous avons connu une période longue et difficile avec la crise, et ce, depuis mi 2008, décrit Christian Lula. Aujourd’hui, nous préparons la sortie de crise, même si nous sommes prudents en marchant sur un sol encore mouvant. Dès le mois de juin, nous devrions arrêter de chômer dans l’usine ». Le dirigeant ajoute que « la base de notre système organisationnel, ce sont les hommes. Nous mettons un point d’honneur sur l’animation des équipes, le management et les conditions de travail ». Et, bien sûr, la sécurité. Et sur tous ces terrains, c’est le souci du détail qui anime les actions prévues pour les salariés. Ainsi, deux ergonomes travaillent sur l’adaptation des postes et la réduction des TMS. De même, une assistante sociale, deux médecins et quatre infirmiers sont présents sur le site. L’entreprise se donne les moyens d’offrir de bonnes conditions de travail. De ce fait, dans le cadre de la nouvelle norme Euros 6, qui verra naître les camions du futur, comment les postes seront-ils conçus ? « La ligne HDL (qui permettra de construire des véhicules hybrides) sert de ligne d’essai », explique Marc Depinois, le DRH du site de Bourg. De plus, l’entreprise a mis en place un observatoire du stress, via un questionnaire à remplir. « Nous obtenons une cartographie de l’usine avec les zones à risques, complète-t-il. Les salariés peuvent également, s’ils le souhaitent, montrer leurs résultats aux médecins ». Par ailleurs, sur le terrain, chaque équipe – une unité élémentaire de production – comprend, environ 20 à 25 personnes, avec un manager, deux adjoints techniques d’animation et deux polyvalents. Ces derniers, opérationnels sur différents postes, permettent de libérer du temps aux autres membres de l’équipe. De telle sorte que ces derniers ont du temps pour prendre des missions, relatives à la sécurité, l’environnement, des initiatives ou des propositions d’idées neuves. « Chacun participe à la vie et aux progrès de l’équipe, constate le DRH. Ils s’investissent sur les chantiers d’amélioration, c’est l’idée du progrès continu ». Avec un turn-over de 2% sur l’usine, force est de constater que chez Trucks, on s’y sent bien.
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