La Sem Léa et Valorem proposent aux épargnants d’investir dans l’aménagement d’un parc photovoltaïque au sol sur 12,5 hectares.
Elle avait déjà collecté quelque 350 000 euros sur un objectif de 850 000, en deux jours. La Sem Léa (Les Énergies de l’Ain) et Valorem ont lancé, sur la plateforme Lendosphere, le 14 avril, pour 30 jours, une opération de financement participatif pour un projet de centrale photovoltaïque au sol à Pont-d’Ain.
Les épargnants du territoire et des départements limitrophes (Haute-Savoie, Savoie, Isère, Rhône, Saône-et-Loire et Jura) peuvent y souscrire à partir de 100 euros, sans plafonnement du montant. Ils récupéreront leur mise au bout de quatre ans et auront engrangé, entre-temps, 7 % d’intérêts par an (moins 18,6 % de prélèvements sociaux et un taux forfaitaire d’impôt sur le revenu de 12,8 % hors dispense).
« Cette participation citoyenne correspond à 10 % du montant total du projet et répond à l’un des critères d’obtention du tarif de rachat par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) », explique Tom Callon, chef de projets de Valorem.
Un terrain reconverti
À l’origine de ce projet se trouve un terrain, acheté par la Semcoda pour y construire 500 logements. Mais, une évolution du Plan de prévention du risque d’inondation (PPRI) de la commune, en 2018, a rendu le site inconstructible.
« Nous nous sommes donc rapprochés du bailleur social et lui avons proposé nos services, raconte Tom Callon. Notre entreprise, qui existe depuis plus de 30 ans et dont le siège se trouve à Bègles (Gironde), est en effet pionnière des énergies renouvelables, d’abord avec l’éolien, puis avec le photovoltaïque. Elle emploie plus de 500 collaborateurs aujourd’hui, répartis en sept agences. Nous sommes un groupe intégré, de la prospection du terrain à l’exploitation, généralement pour 30 années, en passant par la construction. L’une de nos raisons d’être est d’accompagner la transition des territoires. C’est pourquoi ce projet-là s’inscrit en partenariat avec la Sem Léa. Nous serons coactionnaires et codéveloppeurs, avec pour objectif un partage de la valeur avec le territoire, ce qui entre pleinement dans notre stratégie et notre raison d’être. »
Une approche environnementale
Sur les 12,5 hectares de terrains, loués à la Semcoda et à la commune, quelque 16 000 panneaux solaires fixes vont être installés pour une puissance totale de 10,1 MWc, de quoi produire annuellement 12,95 GWh d’électricité, soit la consommation moyenne de 2 750 foyers ou, dit autrement, un peu plus de la moitié des besoins de la population de Pont-d’Ain (56 %). Les installations seront évidemment adaptées au contexte inondable.
« Elles répondront notamment aux exigences de transparence hydraulique », précise Tom Callon. Et celui-ci d’annoncer encore, pour l’intégration paysagère du site, une haie plantée sur toute sa périphérie, un entretien exclusivement par écopâturage et une piste piétonne faisant pratiquement le tour de la centrale, notamment pour la desserte du supermarché voisin.
Le calendrier : Le chantier a commencé en février pour une mise en service prévue en novembre. La piste piétonne, la clôture et la haie périphérique sont déjà réalisées, les voiries et réseaux sont en cours. Suivront les pieux et structures, puis l’installation des panneaux, leur cablâge et, courant octobre, les équipements électriques.
Sébastien Jacquart









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