La société de transport routier de voyageurs Autocars Borini quadrille la Haute-Savoie depuis 1969. Restée confidentielle jusqu’en 2020, la société familiale prend de l’épaisseur sous la présidence de Romain Borini, 36 ans, à la faveur d’une stratégie très offensive de conquêtes externes. Interview. Entre 2020 et 2024, le groupe Borini a changé de dimension de façon spectaculaire. Comment l’expliquez-vous ? Quand mon père a quitté l’entreprise, en 2020, Autocars Borini comptait 60 salariés, pour 8 M€ de chiffre d’affaires. Nous réalisons aujourd’hui 60 M€ de chiffre d’affaires avec 620 personnes, dont 120 saisonniers. La première étape que nous nous étions fixée consistait à gagner plus de marchés publics dans notre zone d’implantation. En 2021, il y a eu une importante consultation pour gérer l’ensemble des transports scolaires et interurbains de Thonon Agglomération, soit 25 communes. Nous avons remporté ce marché. C’est ainsi qu’est née la filiale Borini Chablais. Elle représente aujourd’hui environ 45 véhicules et 60 salariés, pour près de 54 M€ de chiffre d’affaires. Quelle a été, ensuite, votre stratégie de développement ? Notre croissance externe a débuté avec Genève Tours, une société jumelle suisse, cofondée en 1999 par mon père, Philippe Borini, et son associé, Jean-Philippe Bussat. Ce dernier a souhaité céder ses parts pour faire valoir ses droits à la retraite. […]
Solidarité : le don n’est plus ce qu’il était
Donner… ou vendre sur internet ou dans une friperie ? Acheter à Emmaüs… ou à très bas prix sur un site de fast-fashion ? les évolutions de comportement bousculent l'économie du don. Il y a deux ans, l'entreprise d'insertion Emmaüs vêtements de Chambéry faisait 1,70...












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