Alors que les Mondiaux de ski viennent de se terminer, l’heure est au premier bilan. L’événement a remporté un véritable succès, attirant 120 000 spectateurs sur 15 jours.
Grâce à une météo exceptionnelle et une organisation millimétrée, les 13 courses des Championnats du monde de ski alpin 2023 se sont déroulées dans les meilleures conditions (aucun report ou annulation), sur les deux sites de Courchevel et Méribel. « C’est une réussite. D’après les retours des fédérations et des athlètes, nous avons obtenu des résultats au-delà des espérances de tout le monde », a déclaré le président du comité d’organisation Bernard Front, à l’AFP. Un sentiment partagé par le président de la FIS, Johan Eliasch, qui a qualifié ces Mondiaux « de plus beaux Championnats du monde jamais organisés.»
Reste le public, qui a manqué sur quelques courses… quant le slalom et la descente Hommes, épreuves phares de ces Championnats, ont fait carton plein, rassemblant respectivement 15 000 et 13 000 personnes. Au global, l’organisation évoque 120 000 spectateurs sur 15 jours, dont environ un quart sans billet au bord des pistes ou dans les fan zones, et 30 000 personnes sur les événements associés, comme le Ski festival.
« Le ski n’a pas en France la place qu’il a en Suisse ou en Autriche, le sport national. Mais on peut se réjouir de l’enthousiasme des spectateurs », commente Perrine Pelen, directrice de ces Mondiaux.

Du côté des télés, on parle d’audiences records. La chaîne Eurosport, qui a atteint les 1,4 million de téléspectateurs cumulés, affiche la meilleure édition des championnats du monde de ski alpin depuis dix ans. De son côté, France 2/France 3 annonce une audience moyenne de 615 000 téléspectateurs, en forte progression par rapport à 2021 (470 000). L’épreuve la plus suivie a été le slalom hommes (dimanche 19 février) avec 1,4 million de téléspectateurs en moyenne et un pic à 2 millions.
Quant au bilan financier, il est encore trop tôt pour avancer des chiffres. Et si le budget de 51 millions d’euros voté en janvier 2023 (hors finales de Coupe du monde, épreuves test) devait être au final supérieur, « cela a été anticipé avec les collectivités organisatrices, qui se sont engagées à garantir un budget à l’équilibre », rappelle le comité d’organisation. Pour les maires de Courchevel et Méribel, qui s’attendent à devoir payer davantage, la notoriété générée par un tel événement est sans commune mesure.
« Il faudra attendre deux mois avant de dresser un bilan financier définitif », explique Perrine Pelen, qui devra rendre les clés le 30 juin.
L’ancienne championne du monde de slalom (en 1985 à Bormio) poursuit : « Pour l’heure, on savoure et on s’attèle au débriefing que nous devons présenter à Saalbach (Autriche), prochain organisateur en 2025, dans le cadre du programme de transfert d’expérience mis en place par la FIS ». L’étude en cours portant sur les retombées économiques, sociales et environnementales, pilotée par le ministère des Sports et les parties prenantes, sera, elle, publiée en juin.
Patricia Rey











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