Les propositions de réouverture de lignes ferroviaires fermées il y a quelques décennies se multiplient, et plus seulement de la part d’associations militantes.
Ce n’est peut-être pas une simple concordance de calendrier : en quelques semaines, trois propositions de relance de lignes ferroviaires abandonnées il y a quelques décennies ont (re) fait leur apparition sur le devant de la scène. La première concerne la ligne dite du Tonkin (voir ci-dessous).
La seconde vise la ligne Annecy- Ugine par les bords du lac, fermée depuis 1939 et dont l’emprise est maintenant occupée par une voie cyclable. Remise “sur les rails” à la faveur de la congestion routière de bords du lac, l’idée est toujours portée par des associations, à commencer par la nouvelle structure dédiée à ce projet, Tram2Savoies, mais volontiers relayée par des élus de Savoie.
Une réunion d’information a eu lieu mi-février à Faverges, en présence de plusieurs élus des bords du lac et de Savoie. Une seconde est prévue le 20 mars à Albertville. Enfin, la troisième proposition concerne la relance de la liaison Genève-Grenoble-Nice par les Alpes, qui traverserait aussi l’Ain (Culoz) et la Savoie.
« Elle a été mise en service en 1870 et a fonctionné jusqu’en 1989 », rappelle Jean-Bernard Lemoine, président d’Alprail Savoies, l’une des associations mobilisées autour de ce projet (il y en a une dizaine).
La ligne des Alpes, un projet symbolique
À l’époque, et bien que le train ait surtout eu une vocation touristique – « Il était possible de déjeuner à bord en wagon-restaurant ! », raconte le militant –, « le trajet pouvait s’effectuer en sept heures et demie, contre quatorze heures aujourd’hui avec plusieurs ruptures de charges [changement de train ou bus-train, NDLR] à Grenoble, Veynes ou Digne ». En cause, notamment : un tronçon d’une vingtaine de kilomètres entre Digne et Saint-Auban fermé depuis 1989.
« De nombreux élus locaux concernés par ce trajet apportent leur soutien au projet », assure Jean- Bernard Lemoine, qui espère pouvoir, avec les autres associations, rencontrer bientôt les exécutifs des régions Paca et Aura (statutairement compétentes pour le transport ferroviaire).
« Les travaux, donc les investissements, seraient limités : il suffit de remettre en service le tronçon manquant et de veiller à une bonne organisation du trafic », insiste le militant du rail. Rattraper les retards d’entretien du tronçon Grenoble- Gap, actuellement source d’un trafic ralenti, serait aussi une nécessité.
« Les Jeux olympiques d’hiver 2030 sont une opportunité exceptionnelle pour relancer cette ligne qui concerne les deux régions porteuses de la candidature. Symboliquement, ce serait un signe fort en faveur de la transition environnementale », conclut Jean-Bernard Lemoine.
Valais : 23 M€ pour le Tonkin
L’assemblée cantonale (Grand conseil) du Valais a voté, le 1er mars, 22,8 millions de francs suisses (plus de 23,7 M€) d’autorisation de crédits en faveur de la réouverture de la ligne dite du Tonkin, qui relie Evian à la Suisse. Côté France, les chemins de fer fonctionnent normalement jusqu’à la ville d’eau (ligne Annemasse-Évian).
Idem à l’Ouest, à partir du village frontalier de Saint-Gingolph, où la ligne helvétique repart vers Martigny, Berne, Lausanne… Reste une section de 18 km fermée depuis 1998. Le vote du Valais est destiné à faire bouger aussi la SNCF et la Région, voire l’État, côté France : sans cela, rien ne se fera.
Le projet, discuté de longue date, pourrait figurer dans le CPER-mobilités (contrat de plan État-Région) dont la signature, plusieurs fois repoussée, pourrait intervenir avant l’été. Dans l’attente de cette signature les différents acteurs tricolores restent muets sur le projet.
Éric Renevier












Tenez bon ,faut maintenir la Pression sur les élus Regionaux Francais surtout ! Mais aussi les Maires députés ,sénateurs et responsables economiques ,via des communiqués diffusés par mailing,er si possible faire des manifs,piques niques ,et toutes sortes d’agitations et animations autour du train et des mobilités ecolos …Faut les les secouer !!!…
En bretagne on a réussi a sauver des petites lignes vouées a la fermeture technocratique SI ON SE BAT ,ON EST PAS TOUJOURS SURS DE GAGNER,MAIS SI ON NE BOUGE PAS ,ON A PERDU D’AVANCE
BON Courage a vous !!! Vive le Tonkin
Un Breton qui aime bien le Léman …
j’invite la rédaction à vérifier le titre avec lequel se présente ce monsieur multicartes bien connu
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