Transport scolaire dans l’Ain : la rentrée en chiffres

par | 10 Sep 2020

Les élèves ont repris le chemin de l’école, les autocars aussi. Nombre de kilomètres, budget… Le point sur les chiffres de la Régie des transports de l’Ain.

Outre un changement de gouvernance et de nom (lire notre édition du 10 septembre), la rentrée se caractérise pour la Régie des transports de l’Ain (RDTA) par l’inauguration d’une deuxième plateforme de stationnement sur l’agence de Valserhône (photo ci-dessus). À force de développement, l’unique plateforme ne permettait plus de manœuvrer en sécurité, que ce soit pour les personnels, les usagers ou les habitants du quartier voisin. Les travaux, démarrés en septembre dernier pour s’achever cet été, auront coûté quelque 910 000 euros hors taxe, dont 290 000 pour la seule acquisition du terrain. Mais, pour Alexandre Nanchi, conseiller régional et président de RDTA (deuxième à gauche sur la photo), cette inauguration était surtout « l’occasion de marquer l’engagement de la Région, de relever qu’il n’y aurait pas de changement d’état d’esprit, de montrer [sa] volonté de travailler en concertation avec les élus locaux et les partenaires économiques. RDTA est un outil très bien structuré, avec neuf agences qui maillent le territoire et permettent de proposer aux habitants une offre adaptée ».

Trois nouveaux circuits

Preuve de cette adaptabilité, trois circuits supplémentaires sont créés en cette rentrée sur l’agence d’Izernore, pour tenir compte de la nouvelle sectorisation entre Nantua et Hauteville. Il s’agit de deux circuits d’autocar entre Outriaz et Hauteville, et Giron et Nantua, ainsi que d’un circuit d’appoint entre Plagne et Charix.

Pour en revenir à l’agence de Valserhône, celle-ci emploie 44 personnes dont 33 conducteurs d’autocars ou d’autobus, ainsi que huit chauffeurs de véhicules légers. Ceux-ci parcourent annuellement 300 000 km sur les 12 circuits destinés à la desserte de 13 établissements scolaires, plus 200 000 km sur les huit circuits de transport adapté organisés pour 32 élèves en situation de handicap. Une activité à laquelle s’ajoute l’exploitation du réseau urbain Mobi’Vals (380 000 voyageurs annuels, 250 000 km) et cinq lignes régionales (105 000 voyageurs et 470 000 km) permettant de rallier Seyssel, Challex, Mijoux et Annecy.

1,5 million de kilomètres

À l’échelle des neuf agences, RDTA emploie 560 salariés. Le transport scolaire concerne 18 000 élèves répartis sur 200 circuits, plus 600 élèves en situation de handicap qui bénéficient de 130 circuits adaptés, le tout pour 1,5 million de kilomètres parcourus. Presque autant que le transport urbain et le transport régulier (2 millions de kilomètres chacun). Cela représente une dépense de 35 millions d’euros pour la Région qui a décidé de respecter la décision prise, en son temps, par le Conseil départemental de l’Ain, de rendre le transport scolaire gratuit. Tous les départements ne sont pas logés à la même enseigne, mais il n’empêche que la Région dépense chaque année, 215 millions d’euros sur cette mission, sur un total de 400 millions dédiés à la compétence transport en général.


Par Sébastien Jacquart

Une Eco de l'AinCet article vient en complément du papier paru dans le magazine ECO de l’Ain du 10 septembre 2020, sur la rentrée de la RDTA. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi nos suppléments et hors-séries, c’est ICI et ICI.

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