La Fédération française de ski quitte les bords du lac d’Annecy, début juillet, pour emménager dans des locaux flambant neufs, qu’elle a fait construire à Meythet.
C’est la dernière ligne droite. Dans moins de quinze jours, la Fédération française de ski (FFS) réceptionnera les clés de son nouveau siège social à Meythet, dont elle est propriétaire. « Et le 3 juillet, nous transférerons l’intégralité de nos activités », se réjouit David Loison, directeur général de la FFS (dont il a été directeur administratif et financier depuis 2005), au côté de Fabien Saguez, son président.
Un bâtiment durable
Ce projet, qui avait été lancé sous la mandature de Michel Vion, consiste en un bâtiment de 2 100 m2 sur deux étages, dessiné par le cabinet annécien AER Architectes. Résolument moderne avec sa structure béton bois, cet édifice bioclimatique anticipe les normes environnementales (RE 2020). « En tant que Fédération française de ski, nous nous devions d’être exemplaires dans la construction de ce bâtiment », confie David Loison. Pour ce faire, chauffage par aérothermie, bois local (épicéa pour la charpente et mélèze pour la façade) et entreprises locales (ou régionales) ont été privilégiés.

Côté aménagements, le rez-de-chaussée abrite les espaces collectifs, dont deux grandes salles de réunion modulables (jusqu’à 200 personnes), un espace restauration-détente, deux studios réservés à l’encadrement et le stockage du matériel ; tandis que le premier étage regroupe les bureaux (individuels et en open space) et la salle de conseil. Attenant, un parking de 200 places propice au covoiturage. « Il est important que la FFS se dote d’un équipement structurant à la hauteur de ses ambitions – pour pouvoir développer ses activités et accueillir les équipes, comités et clubs – et qui participe au bien-être de tous, à commencer par celui des 30 salariés. Il sera la maison du ski français », appuie le dirigeant, qui voit là aussi l’opportunité de constituer un patrimoine immobilier pour la FFS.
Rien à voir avec le siège actuel vieillissant, situé au bord du lac d’Annecy (aux Marquisats), qui ne correspondait plus aux besoins en termes de fonctionnalité et d’accessibilité (la FFS en fut propriétaire, avant de le revendre à la Ville, en 2005, pour éponger son passif).

« Cette opération est sans impact financier pour la fédération », précise David Loison. Le coût, chiffré à 6,3 M€, est financé par la Région Aura (1,9 M€), le Département de la Haute-Savoie (1,9 M€), le Grand Annecy (500 000 €) et l’Agence nationale du sport (700 000 €). Le 1,3 M€ restant fait l’objet d’un emprunt de la FFS souscrit auprès de la Caisse d’épargne Rhône-Alpes, son partenaire historique.
Le budget sportif 2023 sous tension
Alors qu’elle peine à boucler son budget 2023 supérieur à 12 M€ – « dû à l’explosion des charges de fonctionnement liées aux équipes de France, malgré des recettes globales en hausse », détaille David Loison –, la FFS veut réformer son modèle économique pour élargir ses sources de financement. Au-delà de sa réorganisation visant « des dépenses au plus juste », elle s’est fixée pour objectif de dégager 3 M€ de recettes supplémentaires d’ici 2026, afin de poursuivre le développement de ses activités, celui des clubs et des comités. « Il a donc été décidé la création d’une nouvelle signature “Ski France” (nom à confirmer), pour capter d’autres acteurs économiques de la montagne. Nous allons très clairement, et de façon assumée, nous servir de l’image de nos athlètes en équipes de France pour proposer un concept marketing de la destination France comme destination ski », dit le directeur. Un fonds de dotation sera mis en place pour assurer la relève des champions actuels et le développement du sport pour tous.
Patricia Rey












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