Une fondation a été créée pour bâtir, à Thorens (commune de Fillière) un centre mondial dédié à saint François de Sales. Retrouvez dans Eco Savoie Mont Blanc du 4 juin les détails de ce très ambitieux projet. Et (re)découvrez dans cet article qui était ce religieux Haut-savoyard, devenu saint patron des écrivains… et des journalistes.
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Né en 1567 dans une famille noble, au château de Sales (qui se situait légèrement en amont de l’actuel château de Thorens et qui fut totalement détruit sur ordre de Richelieu, en 1630), François de Sales développe très tôt une grande piété catholique, qui le pousse à embrasser la vie religieuse.
Il se fait connaître en prêchant à Thonon et dans le Chablais, alors passé au protestantisme, à la toute fin du XVIe siècle. Devenu l’une des figures de la contre-Réforme grâce aux (re)conversions au catholicisme de nombreux fidèles, il est nommé évêque de Genève…à Annecy (Genève étant calviniste, impossible d’y siéger, mais symboliquement l’appellation est conservée, dans l’espoir d’une reconquête).
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Visitandines… vite privées de visites
Il fonde, en 1610, avec Jeanne de Chantal l’ordre de la Visitation Sainte Marie. C’est d’abord un ordre d’oblates : des femmes qui n’ont pas prononcé de vœux religieux mais vivent quasi comme des religieuses. Ce qui leur permet de visiter pauvres et malades. Mais à partir de 1615 l’ordre accède à la reconnaissance officielle de Rome , les oblates deviennent sœurs et… doivent donc rester cloîtrées. L’ordre connaît un succès rapide et international. Il compte toujours plus de 150 monastères actifs dans le monde.
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Homme de lettres
François de Sales est aussi un homme de lettres. Il écrit plusieurs ouvrages dont Introduction à la vie dévote et Traité de l’amour de Dieu, qui demeurent les plus connus de nos jours. Il cofonde aussi avec le juriste savoyard Antoine Favre, l’Académie Florimontane, une société savante qui regroupe intellectuels et artistes.

Conjugué à son intérêt pour l’imprimerie, qu’il utilise pour diffuser ses idées dans des feuilles placardées ou distribuées, cet attrait pour les lettres lui vaut d’être érigé en saint patron des écrivains et, par extension, des journalistes, en janvier 1923. C’est le pape Pie XI qui signe l’encyclique, lors de la célébration du 300e anniversaire du décès (28 décembre 1622) du Haut-Savoyard, qui avait été canonisé dès 1665.
Le souvenir de François de Sales est encore présent en Haute-Savoie, où plusieurs sites qui lui sont liés sont proposés à la visite. En outre, comme le rappelle Wikipedia dans sa biographie du saint, «plusieurs églises et paroisses lui sont dédiées», en France et en Amérique du Nord notamment. Dont, localement, la cathédrale Saint-François-de-Sales de Chambéry et la paroisse Saint-François-de-Sales des Hauts-de-Chambéry, la basilique Saint-François-de-Sales de Thonon-les-Bains, et bien sûr l’église Saint-François d’Annecy, ancien sanctuaire du premier monastère de l’ordre de la Visitation Sainte Marie. Des communes portent même son : une dans les Bauges, en Savoie, sur le plateau du Revard et une autre au Québec.
Mais saint François de Sales est aussi célébré, dans le monde entier, par l’ordre de la Visitation ainsi que par le réseau Don Bosco, fondateur, en 1854, de la Société de Saint-François de Sales, dédiée à l’éducation des enfants défavorisés.
Autant de sources de visitorat possibles pour le centre mondial en projet.
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Photo du haut : la chapelle érigée sur le lieu de naissance de François de Sales à Thorens (Photo : Eric Renevier). En médaillon, le portrait du saint (auteur inconnu).
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A lire aussi :
L’article sur le projet de centre mondial Saint François de Sales dans Eco du 4 juin 2021








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