Sur le bateau L’Arcalod, Grand Annecy Tourisme a présenté, dans les grandes lignes, sa feuille de route pour 2026.
« Nous devons développer le tourisme d’une nouvelle façon », c’est par ces mots que Vanessa Bruno, présidente de la société publique locale (SPL) Grand Annecy Tourisme, a commencé la présentation de la feuille de route 2026 de l’office de tourisme de l’agglomération « élargie », le 19 mai.
Celle qui est aussi maire (réélue) de Veyrier-du-Lac et nouvelle vice-présidente au tourisme du Grand Annecy (depuis fin avril) n’a pas manqué de préciser que suite aux élections municipales, l’OT allait se doter d’un nouveau conseil d’administration (élection le 28 mai), qui désignera les nouveaux président.e et vice-président.e.
Depuis le changement de statut de l’office en septembre 2025, la structure (29 salariés permanents et 10 salariés) couvre le Grand Annecy et la communauté de communes de Fier et Usses, soit 41 communes.
De la mobilité au tourisme d’affaires
Les missions définies dans la feuille de route de Grand Annecy Tourisme sont axées autour de trois piliers.
Le premier consiste à développer un tourisme apaisé et durable, « souhaité “plus raisonné” par nos habitants, qui ont l’impression de le subir », explique la présidente.
Après avoir promu le vélo, l’OT mise sur la mobilité saisonnière, notamment lacustre avec les différents acteurs. S’ajoutent la fidélisation et la sensibilisation des visiteurs, pour beaucoup des excursionnistes à la journée (31 %). « Il faut inciter ces derniers à prolonger leur séjour en leur offrant une autre image du territoire », dit-elle. « Aujourd’hui, 21 % des séjours durent une semaine et 48 % entre 2 et 5 jours. C’est mieux qu’avant mais encore insuffisant », confirme son directeur par intérim, Cristophe Oliéro.
Deuxième axe majeur : prôner un tourisme diversifié et partagé, en structurant l’offre et en faisant des habitants des ambassadeurs. « Le tourisme, qui représente 25 à 30 % du PIB de la région, est primordial, d’où l’importance de le valoriser », rappelle Vanessa Bruno. Cela passera par une amplification des synergies avec les territoires voisins pour vendre une image encore plus diversifiée « afin de mieux répartir les flux touristiques jusqu’alors concentrés sur les principaux sites ».

Enfin, troisième axe, il s’agira d’innover face aux défis environnementaux, notamment en termes de sobriété numérique. La feuille de route ne s’arrête pas là : le tourisme d’affaires, un marché à fort potentiel, est aussi à repenser.
« Très complémentaire, il doit être déployé au sein même de nos territoires et auprès de nos entreprises, qui ne connaissent pas nos outils », argumente l’élue.
Avec comme principal outil le centre de congrès (situé au sein de l’Impérial Palace), que l’office de tourisme gère depuis 2022. « L’objectif est d’atteindre l’équilibre financier pour qu’il ne coûte rien au contribuable », précise Cristophe Oliéro.
Et le directeur de pointer : « Le centre de congrès, ce n’est pas seulement une grande salle mais 19 salles de réunion sur 5 600 m2, ouvertes à tous ».
Parmi les chiffres 2025 évoqués : 328 dossiers validés sur les 917 demandes traitées, 147 000 congressistes accueillis avec un panier moyen (tout compris) autour de 4 960 €. L’activité a généré un CA de 1,6 M€ au niveau de la SPL.

Un très beau début de saison
Côté fréquentation, l’année 2026 s’annonce sous les meilleurs auspices.
« À fin mai, nous enregistrons 658 000 visiteurs sur notre site internet », se réjouit Cristophe Oliéro. Soit +5 points par rapport à 2025.
Ils sont à 71 % Français : la région Aura (35 %) arrive en tête, suivie de l’Île-de-France et des Hauts-de-France. Avec une vraie prédominance du numérique mobile, puisque 64 % utilisent un smartphone pour préparer leurs séjours. Parmi les pages les plus consultées, on peut citer les paysages, la météo, les grands événements, les itinéraires de rando…
Quant aux six bureaux d’informations touristiques (BIT), ils ont accueilli 31 470 vacanciers (chiffre stable), dont 79 % de Français. Dans le Top 3 des clientèles étrangères, figurent désormais, dans l’ordre, le Royaume-Uni, la Suisse et les États-Unis (l’an dernier, c’était l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas). Mais si les chiffres sont globalement en augmentation, « la surfréquentation n’existe pas à Annecy, assure le directeur de l’OT .
Patricia Rey
Photo Une : Vanessa Bruno, présidente de la SPL Grand Annecy Tourisme











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