Démotivée et peu sollicitée, la jeunesse d’aujourd’hui subit de plein fouet les conséquences de la crise. Parce qu’elle n’est pas responsable et qu’il faut l’encourager pour demain, l’Etat a mis la main au porte-monnaie pour les aider.

« Ce qui m’a plu, c’est la confiance de mes supérieurs. A aucun moment, on nous juge et tout au long de la formation on nous motive, introduit Ludovic, apprenti en BEP chez Chalon Mégard à Montréal-la-Cluse. J’aime l’électricité et pouvoir construire des choses. Ici j’apprends tous les jours quelque-chose.» « Cet après-midi, il va passer son ultime examen et pourtant sa conscience professionnelle le pousse à rester avec nous », renchérit fièrement le directeur administratif Marc Aumont.

Pour mieux comprendre les réalités du terrain, le préfet Régis Guyot aime se déplacer au cœur des sujets. Attentif aux discours des jeunes apprentis, il n’a pas cessé de leur poser des questions sur leur projet d’avenir. Pour Gaël, en BEP de montage, la réponse à la question semble évidente. « Je pense que j’aimerais continuer jusqu’au BTS et si tout se passe bien, je resterais dans cette boîte qui emploie mon père et mon oncle. C’est une chance d’être ici, on apprend beaucoup. » Dans un autre contexte, Mathias avait commencé une carrière en tant que bûcheron. « Je n’étais pas épanoui dans mon travail et Chalon Mégard m’a tendu la main. La direction m’a aidé à faire valider des acquis et ensuite j’ai passé un contrat de professionnalisation. Si tout se passe bien, dans quatre ans, je pourrais être chef monteur. » « Si nous prenons la peine de former nos jeunes c’est justement pour les garder parmi nous. Et s’ils ont de l’ambition, nous pouvons leur donner les moyens d’évoluer », explique Marc Aumont.