L’approbation par l’Inao (Institut national des appellations d’origine) du cahier des charges des appellations d’origine contrôlée Bugey et Roussette du Bugey est une excellente nouvelle pour les viticulteurs locaux, en VDQS (Vin délimité de qualité supérieure) depuis 50 ans. Un signe distinctif de qualité appelé à disparaître après la récolte 2011 pour des raisons d’harmonisation européenne. « Avec l’AOC, nous gardons une visibilité et nous gagnons en perspectives commerciales, commente Eric Angelot, président du syndicat des vins du Bugey. Pour des raisons que l’on connaît, la consommation de vin diminue. Le public s’oriente vers la qualité. Et il ne consomme plus un vin sans savoir d’où il vient, qui l’a produit, etc. Cette tendance est une force pour les viticulteurs. Nous sommes identifiés. En gagnant en notoriété, nous pourrons peut-être travailler davantage à l’export. On pourrait viser 20 % à l’international, contre 5 % aujourd’hui. Enfin, l’obtention de l’AOC tirera la qualité vers le haut, ce qui correspond à la demande de la clientèle. »