2016 est une année stratégique pour ERDF, le distributeur d’électricité qui vient de changer de nom pour devenir Enedis, avec l’ambition d’être un opérateur de système de distribution, capable de répondre aux défis posés par la transition énergétique. «Notre entreprise investit pleinement dans la région Auvergne Rhône-Alpes avec quelque 800 M€ injectés par an dans l’écosystème régional, dont 420 M€ dédiés à l’investissement», a expliqué Christian Vivès, nouveau directeur régional depuis deux mois. Ces investissements sont destinés au raccordement de nouveaux consommateurs et producteurs, à la modernisation des réseaux et postes source électrique, ainsi qu’à la construction de nouvelles lignes (plus de 2000 km). «Cela représente 3500 emplois induits, par exemple dans l’élagage et la réalisation de travaux… Il s’agit également d’accompagner la forte dynamique industrielle de la région».
En 2016, cette politique d’investissement sera poursuivie : en hausse de 14 % par rapport à 2015, la modernisation du réseau électrique est indispensable à la transition énergétique. L’objectif est en effet de renforcer le pilotage du réseau local pour faire face au développement des énergies renouvelables et à l’arrivée de deux millions de véhicules électriques dans moins de dix ans.
Enedis emploie en direct quelque 5350 salariés répartis sur 110 implantations dans 12 départements. Elle est l’un des principaux employeurs de la région Auvergne Rhône-Alpes avec, en 2015, quelque 200 personnes embauchées et 150 alternants formés. Sur ce territoire, l’entreprise compte 4,5 millions de clients et exploite 182 000 km de lignes électriques. Elle gère 58 000 installations de production d’électricité décentralisée (principalement photovoltaïque) raccordées au réseau. Enfin, elle réalise 40 % des expérimentations nationales dans le domaine des réseaux intelligents (Smart Grids) dont le compteur communiquant Linky est la première brique.

Françoise Lafuma