Les agences d’intérim, en première ligne en cas de crise, sont aussi les premières à bénéficier de la reprise. Or, telle sœur Anne, elles attendent et ne voient rien venir. Ou plutôt si, « on sent un frémissement, mais léger, au coup par coup, note Ghislaine Cornu de l’agence Proman à Bourg-en-Bresse. Les missions, courtes, tombent la veille pour le lendemain. On n’a pas de vision à plus de 15 jours. La conjoncture reste très frileuse. » « Nous recevons davantage de coups de fils, confirme Evelyne Giroud, de l’agence Synergie, elle aussi à Bourg-en-Bresse. Mais les missions sont courtes. Seul l’agroalimentaire se tient. Ailleurs, ceux pour qui les affaires marchaient bien l’an dernier connaissent un ralentissement cette année et les autres ne voient toujours pas arriver la reprise. Et la crise se fait désormais sentir dans le BTP. » A Oyonnax, à Lagnieu, à Ambérieu… Partout le constat est le même.