Interview de Jacques Salomé : "une entreprise est une entité humaine avant tout"

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Jacques Salomé, psycho-sociologue et écrivain, initiateur d’une nouvelle approche des relations humaines, est la parrain du salon “On est bien” qui se tient à Annecy-Arcadium du 30 septembre au 2 octobre 2016. Rencontre avec un homme touchant, une sagesse rare, et une pédagogie qui bouscule les idées reçues…


Par Hélène Vermare.

“Ce n’est pas parce que je m’exprime, que je communique ! Ce n’est pas parce que je donne ou que je reçois des informations, que je construis quelque chose de durable avec l’autre, que je me relie à lui.”


1. Jacques Salomé, pourriez-vous tout d’abord nous rappeler ce qui vous a amené à vous intéresser aux relations humaines à une époque où cette question-là n’était pas forcément un sujet dans l’air du temps ?

Différentes forces sont entrées en jeu dans mon orientation vers la psychologie et les relations humaines. Le déclic a eu lieu dans les années 60, quand après des études de droit et de comptabilité, j’ai obtenu une bourse d’études au Canada, ce qui m’a permis de m’ouvrir à la psychologie humaniste : la Gestalt, l’analyse transactionnelle, le rêve évolué, etc. A l’époque où l’Europe est encore placée sous l’impérialisme de la psychanalyse, j’ai commencé à m’intéresser au développement de la personne, à la construction de l’être humain. J’ai découvert l’immensité de sa richesse, du potentiel humain existent, de la valeur de l’Être qui se doit d’être mise en valeur à chaque niveau.

Il y a une vingtaines d’années, une journaliste a tenté de construire mon profil professionnel : une pincée de Freud, pour la base psychanalytique, quelques louches d’anglo-saxon pour la psychologie, plus humaniste et comportementale, un soupçon de Jung, pour le symbolisme, et le tout arrosé d’une sauce Dolto. Aujourd’hui, nourri par toutes ces richesses, par les rencontres magiques qui ont construit mon chemin de vie, j’utilise et je transmets mes propres théories, une approche que j’ai conçue et développée durant des années de pratique en tant que formateur en relations humaines, la Méthode E.S.P.E.R.E®.

Personnellement, si je me suis engagé dans cette voie des relations humaines, et en particulier vers la communication entre les individus, communication comme une « mise en commun », c’est parce que, au départ, j’étais moi-même un infirme de la communication. Je souffrais beaucoup de mes propres erreurs et répétitions qui s’accumulaient dans ce domaine, touchant à ma vie intime, sociale ou professionnelle. J’ai donc :

  • développé quelques concepts clés autour de la tolérance, du respect, de l’écoute, de l’ouverture à l’autre.
  • démystifié le système anti relationnel dans lequel nous baignons depuis de siècles et que j’appelle le système SAPPE (qui nous rend Sourds, Aveugles, qui est Pernicieux et parfois Pervers et surtout Energétivore) en invitant à ne plus y collaborer.
  • proposé quelques règles d’hygiène relationnelle qui sont autant de balises pour nous permettre de créer des relations en réciprocité, pour passer du réactionnel au relationnel, pour ne pas créer l’affrontement mais favoriser la confrontation, pour ne pas développer des relationnels dominant/dominé, pour accepter de confirmer l’autre dans ses croyances, ses idées ou ses ressentis, tout en gardant mes propres croyances, idées ou ressentis.

Nous, les humains, sommes des êtres de relation et la communication permet de nous relier. Elle est la sève de la vie. Le paradoxe est que personne ne nous apprend à communiquer de façon relationnelle. Ce n’est pas parce que je m’exprime, que je communique ! Ce n’est pas parce que je donne ou que je reçois d’informations, que je construis quelque chose de durable avec l’autre, que je me relie à lui.

La communication relationnelle que j’ai développée, ses concepts, ses outils et ses règles d’hygiène relationnelle, rassemblés sous la pédagogie de la Méthode ESPERE®, permet de se relier non seulement aux autres hommes et à l’univers, mais aussi à notre propre histoire, de répondre aux besoins relationnels de la personne. (ndlr : « Pour ne plus vivre sur la planète Taire », chez Albin Michel)



2. Qu’est-ce qui vous marque le plus dans leur évolution d’une manière générale et dans l’univers du travail en particulier ?

En matière de relations humaines, je constate qu’il y a aujourd’hui une classe de nouveaux pauvres de plus en plus importante : les déshérités de la relation, les affamés de l’échange, les soucieux de l’écoute, les sous-alimentés du partage. C’est paradoxal, on s’exprime plus aujourd’hui, qu’il y a un siècle mais on communique moins.

On voit aujourd’hui des comportements qui n’avaient plus lieu depuis mai 1968 : humiliation, accusation de l’autre, culpabilisation etc. On est retombé dans une logique de dominé/dominant, de menaces, de disqualifications. Les rencontres professionnelles laissent peu de place à l’échange, au partage, à l’interpellation ou à la mise en commun. L’affrontement a remplacé la confrontation et l’insécurité face à l’autre secrète des attitudes défensives et agressives.

Ceux que je décris ci-dessous me paraissent être à la base de la violence qui se répand aujourd’hui dans toutes les couches de la société, inclus dans l’univers de l’entreprise. Leurres et séductions d’une société de consommation, dépossession de l’imaginaire personnel au profit d’un conditionnement “ consommatoire ” et difficulté à confronter ses désirs avec le réel et à pouvoir s’intégrer dans une réalité perçue comme trop frustrante.

Il y a toujours eu de la violence. Autrefois la violence s’exerçait sur le corps, elle était d’ordre physique, relativement récupérable. Aujourd’hui la violence est surtout relationnelle. Elle est devenue un langage. Les mots ne sont plus utilisés pour mettre en commun mais pour blesser, dévaloriser, définir des rapports de force ou pour dominer l’autre, le mettre au service de certains désirs.

“Beaucoup de salariés ont le sentiment qu’ils sont effectivement en survie, dépossédés de leur propre pouvoir de vie sur leur vie personnelle, conjugale ou familiale.”

La violence s’exerce sur l’esprit et se traduit pas des somatisations, par des dysfonctionnements (en matière de santé), par des renoncements (décrochage des fonctions parentales, trop absorbés pour faire face aux exigences du quotidien, trop mobilisés par des préoccupations professionnelles qui sont « déposées » à la maison et qui envahissent même les jours de congé).

Au sein du milieu professionnel, cette violence se fait entendre par le stress, le burnout, le désengagement, la consommation d’anxiolytiques, d’antidépresseurs, par les demandes de congés maladie, pour seulement « tenir le coup ! ». Beaucoup de salariés ont le sentiment qu’ils sont effectivement en survie, dépossédés de leur propre pouvoir de vie sur leur vie personnelle, conjugale ou familiale.

Les causes peuvent être identifiées, elles s’imposent à beaucoup sans échanges, ajustements, négociation ou choix possibles :

  • insécurité latente, liée à la viabilité aléatoire et au devenir incertain de l’entreprise
  • disparition du métier et de l’identification à une spécificité reconnue, à l’image d’une production reconnaissable, le métier est remplacé par la fonction
  • le déplacement souvent arbitraire, des personnes d’un service à un autre, ou dans des fonctions pour lesquelles elles reçoivent une « formation » bâclée ou en conserve, leur permettant de faire face a minima aux exigences imposée par les directives et les choix économiques des dirigeants ou d’entité anonymes (fonds de pension).
  • le retour des « petits chefs » souvent insécurisés eux-mêmes et qui déversent leur angoisse sous forme de violences verbales, de disqualifications humiliantes, ou de pressions sur leurs subalternes.

A ce sujet l’ouvrage que j’ai écrit : « Manuel de survie dans le monde du travail » est un support important pour affronter (sans soumettre), pour se confronter (sans se désespérer) aux nouvelles contraintes qui ont surgi ces dernières années dans la vie professionnelle des uns et des autres, car tous les milieux sont touchés.


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3. Vous dites que « Travailler (en moyenne) huit heures par jour, c’est vendre quotidiennement huit heures de sa vie. La question qui se pose n’est pas tant celle de savoir combien nous la vendons mais comment nous la vendons ». Pourquoi ? Avons-nous vraiment le choix ? Le travail peut-il être systématiquement source d’épanouissement ?

L’enjeu fondamental réside effectivement dans le comment je vends ma vie chaque jour en travaillant, quelle est la qualité que je lui accorde et surtout quelle est la qualité de vie que je m’accorde. Je pense que nous la payons trop cher dans nos relations proches !

Le mieux-être de la personne reste au cœur de mes préoccupations. Et ce mieux-être réside dans la qualité de la relation que je me propose à moi-même (respect, écoute, fidélité) et à l’autre (un positionnement clair, respectueux et responsable).

J’enseigne que la posture nécessaire à prendre dans toute relation, est encore plus dans la relation professionnelle, est la Responsabilisation. Pour que le travail puisse devenir une source d’épanouissement, il convient à chaque personne de prendre la responsabilité de son propre développement personnel et spirituel, de satisfaire ce que j’appelle ses besoins relationnels : besoin de se dire, d’être entendu, d’être valorisé, d’être reconnu, besoin d’intimité, besoin de créer, besoin de rêver – permettant ainsi de tisser des relations dans la durée et dans le respect de l’être avec nos proches et moins proches.

“Je suis persuadé que les femmes et les hommes des générations à venir trouveront les moyens d’offrir plus de qualité relationnelle à chaque rencontre, qu’elle soit d’ordre professionnel ou personnel.”

J’estime que chaque personne peut aspirer à une certaine hygiène de vie, et que la relation professionnelle est une relation à construire au quotidien autour de trois mots clés : Relation, Responsabilisation, Respect. Le trait d’union étant le plus souvent l’écoute centrée sur la personne. En premier temps, une écoute ouverte vers soi… pour prendre sa Vie en mains !

Pour ceux qui sont persuadés que le changement vient de l’extérieur…, je me permets de donner un exemple personnel, une rencontre qui a marqué ma vie. Je vais parler de mon fort désir de devenir potier (après avoir exercé comme comptable et directeur d’une maison d’enfants) et ma rencontre avec Philolaos Tloupas.

Je ne sais pas si c’est lui qui me prit en affection, ou moi qui lui ai reconnu une valeur de maître, mais il m’apprit la rigueur, l’exigence du bien faire dans le bien-être, au sens fort du terme. Il m‘apprit la patience et la concentration (moi qui étais un peu touche-à-tout, éparpillé et dans l’improvisation). Et surtout l’exigence dans ce que je fais – non pas réaliser un chef-d’œuvre, mais un pot, une vase, un plat, équilibré, harmonieux, vivant au toucher, fonctionnel (il demandait de préparer cinquante boules de terre, de les jeter sur le tour, de les centrer, puis les enlever… et recommencer, ainsi de suite, des dizaines de fois !).

Cet homme m’a transmis un message que j’ai mis très longtemps à comprendre : « Il faut se comporter comme un prince devant le travail ! » Il ne faut pas être asservi par la tâche, soumis à la technique, mais se comporter comme un seigneur devant l’une et l’autre. Si j’ai mis des années à comprendre le sens de cette phrase, elle a ensuite conditionné toute ma relation au travail. Je n’ai plus jamais vécu le travail comme une contrainte, mais à l’intérieur d’une relation de respect et de liberté ; liberté qui me stimulait et me donnait beaucoup de plaisir.

Le propre de l’homme est de réinventer en permanence son devenir et je suis persuadé que les femmes et les hommes des générations à venir trouveront les moyens d’offrir plus de qualité relationnelle à chaque rencontre, qu’elle soit d’ordre professionnel ou personnel, avec comme vision l’amplification du meilleur de l’autre et de soi-même.


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Crédit photo : Valérie Salomé.


4. Qu’est-ce que cela implique en termes de management ? Comment donneriez-vous l’envie, les moyens d’atteindre les objectifs à vos salariés ?

Tout simplement en acceptant d’entendre que la crise que nous traversions n’est pas essentiellement économique et financière, elle surtout une crise relationnelle et identitaire. Que le travailleur d’aujourd’hui qui se débat pour faire face à ses difficultés matérielles et personnelles multiples, est plutôt à la recherche d’une identité perdue. Le concept du travail a changé : la fonction a remplacé le métier, l’outil a remplacé la personne, le sentiment d’insécurité a remplacé le sentiment d’appartenance.

La crise économique s’inscrit dans le cadre du développement des aptitudes de l’entreprise à s’adapter dans un contexte d’insécurité croissant, et cela en s’appuyant sur les ressources des personnes qui la composent.

En termes de management relationnel, il est essentiel de mettre en place des actions pour construire des relations plus vivantes au sein de l’entreprise. Pour cela il suffit d’accepter d’apprendre quelques règles d’hygiène relationnelles communes et de prendre le risque de les mettre en pratique au quotidien, sur les quatre niveaux interdépendants :

  • le registre fonctionnel qui concerne le « bien faire ». Bien faire ce pour quoi nous avons été engagés, ce pour quoi nous sommes compétents et par là même ce pour quoi nous sommes payés !
  • le registre hiérarchique: qui concerne le « se sentir bien » à l’intérieur d’un rapport de forces qui n’est pas toujours favorable à l’un ou l’autre des protagonistes. Les relations hiérarchiques renvoient toujours aux relations infantiles avec les personnes en autorité de notre histoire. Aujourd’hui la plupart des cadres voient peser sur eux, des pressions, des contraintes ou des menaces qu’ils répercutent (en les amplifiant parfois) sur ceux qui travaillent sous leurs ordres. Ou qui se répercutent dans leur vie conjugale ou familiale !
  • le registre inter-personnel qui concerne le « se sentir bien avec les autres », avec ses collègues immédiats et avec son entourage professionnel.
  • le registre intra-personnel qui concerne le « se sentir bien avec soi-même ». Ce dernier registre est, la plupart du temps, complètement nié dans les entreprises. Mais il faut savoir, que ce registre irrigue en fait tous les autres et que s’il est mal vécu, il va « perturber » inévitablement l’ensemble de nos interventions et relations. Donc apprendre à être un meilleur compagnon pour soi est d’une aide considérable dans le monde du travail !

“En termes de management relationnel, il est essentiel de mettre en place des actions pour construire des relations plus vivantes au sein de l’entreprise.”


5. Comment les fidéliser à une époque où l’on ne part plus pour faire carrière au sein de la même entreprise ?

A l’intérieur de l’organisme vivant qu’est toute entreprise, chaque personne est entourée par un tissu relationnel qui peut la dynamiser et la soutenir ou l’agresser et la démobiliser.

Quand il y a du plaisir à aller au travail, à travailler ensemble, en sachant qu’il est possible d’échanger, de partager, de mettre en commun, la personne n’est plus un simple exécutant mais il devient un collaborateur engagé, capable d’offrir le meilleur de lui-même et d’avoir ainsi l’opportunité de créer le mieux pour l’entreprise.

Je suis persuadé qu’ en proposant une revalorisation du capital humain, nous pouvons construire une fidélité et une vitalité économique au sein de l’entreprise. En acceptant qu’une entreprise est une entité humaine avant tout, et que la réussite tient plus à la puissance et à la qualité de la relation tissée au sein d’un collectif, qu’à l’intelligence ou à la connaissance individuelle, nous pouvons lier les termes : rentabilité à la Relation, efficience à l’Engagement, performance à la Personne et Management au Mieux-Être.


Crédit photo : Valéria Salomé.

Crédit photo : Valéria Salomé.


6. Vous avez créé la méthode ESPERE pour Energie Spécifique Pour une Ecologie Relationnelle Essentielle. En quoi est-elle novatrice ? Son apport en particulier dans le milieu du travail ?

J’ai formalisé La Méthode ESPERE en 1996 après avoir pratiqué une trentaine d’années d’animation de formations dans les relations humaines, après avoir accompagné plusieurs dizaines de milliers de personnes dans leur cheminement de vie. La méthode s’est construite et affinée au fur et à mesure de la confrontation avec la foultitude de situations relationnelles ou histoires de vie que j’ai pu accompagner et analyser.

Elle est devenue aujourd’hui une pédagogie pour transmettre les bases d’une communication relationnelle comme un antidote à la violence dans tout domaine de la vie : sociale, familiale ou professionnelle. Elle s’appuie sur des règles d’hygiène relationnelle qui visent à développer l’autonomie, le positionnement et l’affirmation de soi, la créativité et la confiance. Elle est novatrice car ces règles sont accessibles à chacun et directement transmissibles.

Dans le cadre d’un management relationnel, j’estime que c’est essentiel d’une part, accepter chaque fois qu’on accède à un poste de responsabilité, de faire un travail personnel qui permet de retrouver dans notre histoire les points d’intolérance qui risquent d’être restimulés face à certaines personnes et nous infantiliser plus que nous le souhaitons. D’autre part, accepter quelques renoncements et ajustements relationnels :

  • comme de renoncer à pratiquer la communication indirecte en prenant le risque de dire directement à la personne ce qui la concerne.
  • comme d’arrêter de parler sur l’autre (de faire des discours sur lui, de porter des jugements de valeurs, de lui dicter ce qu’il devrait faire ou pas faire) mais prendre le risque de parler à l’autre. Et parler à l’autre revient à parler de soi (dire mon point de vue, mon ressenti, mon intention).
  • comme de visualiser que toute relation a deux bouts et que nous sommes chacun responsable de son bout. Donc de renoncer à vouloir gérer le bout de l’autre ! (Ce qui est une constance chez beaucoup de vouloir changer, modifier, faire prendre conscience, vouloir que l’autre s’ajuste mieux à nos demandes, qu’il entre dans nos attentes….)
  • comme d’arrêter de penser à la place de l’autre (qu’il ne comprendra pas, qu’il va nous en vouloir, qu’il ne peut pas faire) et donc d’oser échanger en s’affirmant, en se positionnant, en mettant en évidence les points communs comme les différences et en invitant l’autre à faire de même.
  • comme de renoncer au plaisir de l’affrontement (vouloir avoir raison sur l’autre) pour pratiquer la confrontation (passer de l’opposition à l’apposition !).


7. Comment vivez-vous l’évolution du développement personnel, la multiplication des méthodes, le développement du coaching professionnel, etc. ?

Je crois que notre siècle sera un « relationnel », et qu’un des axes importants de la recherche intérieure sera celui de développer des relations harmonieuses, vivantes et créatrices entre les êtres, car autrement, le prix à payer risque d’être trop cher en violences, en destructions, en « déviances » de la vie…

Parmi la multitude d’activités proposées pour réaliser un travail sur soi, ma préférée est le coaching. C’est une activité qui rentre dans la sphère personnelle de l’être, mais qui a pris un essor considérable dans le domaine professionnel étant très appréciée, en particulier par les personnes en situation de responsabilité, managers ou des personnes décisionnelles. Ce fait est lié au constat que ces fonctions, sont souvent des postes de solitude où les occasions de vivre des situations de stress sont fréquentes.

C’est ainsi que de plus en plus de managers, de responsables, de chefs d’entreprise éprouvent le besoin de faire un travail sur eux, de devenir co-auteurs de leur vie, d’entreprendre quelques travaux de nettoyage dans « la tuyauterie relationnelle », celle qui est tout à l’intérieur, qui concerne l’intimité de chacun en relation directe avec les personnes significatives de leur vie passé ou présent. Ce qui permet, le plus souvent, de se réapproprier un pouvoir de vie sur leur existence.

“Aujourd’hui, dans l’hiver de ma vie, j’apprends que la Vie est dans tout et partout. Qu’il est possible de donner plus de Vie à la vie.”

Sans faire une apologie au coaching, car je me garde d’inviter les personnes vers une formation aux relations humaines, j’estime que toute pratique d’accompagnement, d’intervention, de formation permettant le changement, pour qu’elle soit reconnue doit se faire par des professionnels formés à une écoute présente centrée sur la personne, car le demandant, en situation de prendre une grande responsabilité, un engagement vers soi, est souvent confronté à des choix contradictoires, paradoxaux et parfois conflictuels entre ses propres valeurs et les valeurs sociétales, ou les valeurs de la structure qui l’emploie.

Aujourd’hui, dans l’hiver de ma vie, j’apprends que la Vie est dans tout et partout. Qu’il est possible de donner plus de Vie à la vie. C’est sur ce chemin de la mission que je me suis donné (mission qui pourra être celle de chacun), que je souhaite rester et continuer à irriguer, à magnifier tous nos sens, d’agrandir ainsi la « vivance » de la vie, de lutter contre sa dévitalisation et sa stérilisation, en proposant une écologie de la communication : des échanges responsables, des relations plus vivantes et en santé, pour relier les êtres humains, pour faire grandir les miracles de la Vie. Merci de m’avoir accordé cette liberté d’être par le choix de vos questions !


Crédit photo : Valérie Salomé.

Crédit photo : Valérie Salomé.


Pour aller plus loin : nous vous invitons à consulter le site web de Jacques Salomé.


Pour toute information relative au salon “On est bien” à Annecy du 30 septembre au 2 octobre, vous pouvez consulter le site web du salon, dont Jacques Salomé est le parrain.


Jacques Salomé, atteint aujourd’hui par la maladie, a répondu à nos questions par l’intermédiaire et l’interprétation présente, accueillante et fidèle de son épouse Valeria Salomé. Qu’elle soit ici remerciée.


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