Après deux mois consécutifs de légère croissance, la production industrielle s’est tassée en novembre en Auvergne-Rhône-Alpes, sous l’effet notamment d’un repli dans la fabrication de matériels de transport, de produits électroniques et dans la pharmacie. Au contraire des branches de la chimie, de l’agroalimentaire et de la fabrication d’équipements électriques qui ont accéléré leurs cadences.
Cet effritement de la demande conduit les industriels à adopter une opinion réservée sur les carnets de commande. L’inflation des prix des approvionnements a entraîné une augmentation de certains prix de vente. Les professionnels du secteur anticipent un nouveau recul de l’activité en décembre, du fait de fermetures plus systématiques de sites en fin d’année.
Concernant les services marchands, l’activité reste orientée à la hausse, à la faveur d’un net rebond de l’hébergement-restauration, de l’informatique et de l’ingénierie technique. La demande est plutôt atone dans les autres branches.
Concernant le bâtiment, la région accuse, pour le troisième mois consécutif, une érosion de l’activité, conséquence du nouveau recul enregistré dans le secteur du gros œuvre, tandis que celui du second œuvre arrive tout juste à se maintenir. Les plans de charge demeurent insuffisants dans le gros œuvre et la visibilité se réduit dans le second œuvre. Ce contexte pèse à la baisse sur les prix des devis. Pour autant, et même si l’activité devrait globalement reculer en décembre dans les deux branches, des recrutements sont toujours opérés afin de maintenir les savoir-faire.










0 commentaires