Face à un contexte économique incertain, le groupement de la métallurgie met l’accent sur l’entraide.
« Dans ce contexte économique très incertain, Mécabourg a poursuivi sa mission avec une ligne directrice claire : fédérer, créer de la valeur concrète pour ses adhérents et renforcer les liens entre les entreprises industrielles de notre territoire », a relevé lors de l’assemblée générale du groupement de la métallurgie de l’Ain, le 21 mai à Ainterexpo, son président, Hervé Kowalska. Le ton de la rencontre était ainsi donné : le focus allait être mis sur l’entraide entre membres – certains ayant toujours un niveau d’activité soutenu quand d’autres sont plus impactés – et les actions en développement. « Les soirées d’affaires, les speeds meetings, les actions collectives sur les salons industriels ou encore les formations commerciales contribuent à créer des opportunités et à renforcer la visibilité de nos adhérents », a énuméré le président. Et celui-ci d’insister : « Dans une période où les marchés évoluent rapidement, le collectif est un levier de performance essentiel. »
En quelques mois, le groupement est passé de préoccupations dominantes orientées vers le recrutement, avec des actions comme le CV inversé, à des problématiques de maintien ou de développement de l’activité. Mais, les sujets RH n’ont pas été éludés pour autant. Trouver des personnels, des compétences, reste une thématique prégnante dans des entreprises confrontées à un turn-over plus important, les salariés hésitant de moins en moins à changer d’employeur voire de profession. Mécabourg continue donc de jouer pleinement son rôle dans la promotion des métiers. « Le succès du Parcours Managers Intermédiaires illustre parfaitement cette volonté d’accompagner la montée en compétences des collaborateurs de nos entreprises », a ajouté Hervé Kowalska.
Par ailleurs, le groupement a mené une campagne intitulée « Elles font briller le métal », pour mettre en avant le rôle des femmes dans la métallurgie. Un secteur qui a intérêt à se féminiser, tant dans les fonctions support qu’en atelier. « Les techniques ont bien évolué en termes de pénibilité. Et plus rien ne s’oppose à ce que les femmes intègrent nos métiers », considère le président.
Pour se sentir conforté dans ses actions, rien de tel que de constater la progression régulière du nombre d’adhérents. Au nombre de 74, aujourd’hui, ils emploient, collectivement, un peu plus de 5 500 salariés. Pour Hervé Kowalska, « cette croissance n’est pas une fin en soi ; elle traduit surtout la confiance accordée à notre action et la pertinence de notre modèle fondé sur la proximité, l’entraide et l’action concrète ».
Le cap 2026
La mise en place d’une solution de gestion de la relation client, d’un CRM, en 2025, doit porter ses fruits cette année, « pour professionnaliser encore davantage le suivi de nos actions, fluidifier la relation avec nos adhérents et préparer les évolutions réglementaires à venir, notamment sur la facturation électronique », espère le président de Mécabourg. Le groupement prévoit par ailleurs, un séminaire pour établir une stratégie à trois ans. « Il nous semble important de définir un nouveau cap, dans un environnement où les choses changent avec plus de rapidité et d’amplitude. »
Quant à la commission innovation, elle envisage une feuille de route IA, sur le modèle de la fresque du climat que le groupement avait élaboré et décliné dans les entreprises. Car l’intelligence artificielle pose beaucoup de questions sur la manière d’utiliser cet outil, pour prospecter, vendre, produire… Il s’agit de structurer la démarche, d’établir des priorités, sans oublier les enjeux de souveraineté.
Sébastien Jacquart












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