Le SNdec change de tête pour accompagner la reprise

par | 5 Août 2021

Le Syndicat national du décolletage nomme sa nouvelle directrice générale : Camille Pasquelin.

Un nouveau cycle commence à la tête du Syndicat national du décolletage (SNdec). L’organisation vient d’officialiser la nomination de Camille Pasquelin en qualité de directrice générale. À 45 ans, cette ingénieure en agroalimentaire de formation, qui est déjà responsable du développement au SNdec depuis trois ans, succède à Maxime Thonnerieux, qui souhaite ouvrir un nouveau chapitre de son parcours professionnel. Le passage de témoin va se dérouler en douceur pendant la période estivale, jusqu’à la prise de fonction de l’une et le départ de l’autre, qui seront effectifs à la rentrée.

«  Un message fort  »

«  Mon départ était prévu  », assure Maxime Thonnerieux. « Je suis arrivé au terme de la feuille de route qui m’avait été confiée lors de ma prise de fonction, il y a trois ans, avec notamment la mise en place de l’ID Center, mais aussi des négociations importantes pour la filière, d’abord avec la baisse de la taxe sur la valeur ajoutée, puis sur la mise en place d’un plan de soutien aux industriels de la vallée de l’Arve. Nous entrons dans une phase d’accompagnement opérationnel des entreprises en proximité, où le profil de Camille sera plus adapté », estime celui qui va devenir directeur de la business unit “produits” d’ACI Groupe, une ETI de sous-traitance industrielle dont le siège est à Lyon.

« Lorsque Maxime a exprimé le souhait de s’orienter vers un nouveau projet professionnel, le bureau a préparé sa succession et le choix de Camille Pasquelin s’est imposé naturellement  », relate Alain Appertet, le président du SNdec. «  Nous n’avons même pas cherché d’autres candidats. Nous sommes très satisfaits de sa montée en puissance depuis qu’elle nous a rejoints il y a trois ans, et son parcours professionnel d’ancienne directrice marketing avec une forte expérience en management opérationnel en faisait la personne idoine.  »

Cette nomination revêt aussi une dimension symbolique. « Nommer à la direction du SNdec une femme qui n’est pas originaire de la région et qui est issue de l’industrie agroalimentaire, c’est un message fort », relève l’intéressée. «  C’est un signe d’ouverture qui démontre que le SNdec, qui aura 125 ans l’an prochain, est prêt à évoluer et innover pour accompagner au mieux les acteurs de la vallée de l’Arve dans ce moment charnière que nous sommes en train de vivre, notamment du fait de l’arrêt programmé des motorisations thermiques.  »

Moins d’un an après l’élection d’Alain Appertet à la présidence du syndicat (le 14 octobre 2020), c’est donc un nouveau binôme qui a la lourde tâche d’accompagner la filière du décolletage pour faire face à la révolution industrielle qui s’annonce, qui plus est dans un contexte où les enjeux environnementaux sont de plus en plus prégnants.


De l’agroalimentaire au décolletage

C’est peu dire que la nouvelle directrice général du SNDec a un profil atypique. Ingénieure de formation, cette bretonne de 45 ans a fait sa première partie de carrière dans l’industrie agroalimentaire où elle a occupé différents postes en marketing et développement des ventes, en France et à l’international. Elle était responsable marketing de la division Lactalis Food Service quand elle a décidé en 2015 de rejoindre son conjoint en Haute-Savoie. Après un congé parental, elle est recrutée par le SNDec en 2018, d’abord sur des missions de promotions des métiers dans le cadre d’un remplacement de congé maternité, puis en tant que responsable du développement auprès des entreprises. « Mon parcours illustre ma capacité à m’adapter et mes compétences en termes de management opérationnel », assure celle qui veut accompagner la nécessaire mutation du décolletage.


Matthieu Challier

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