L’hydrogène à Chambéry, bientôt le solaire et le “biceps”

L’hydrogène à Chambéry, bientôt le solaire et le “biceps”

La distribution d’hydrogène à la pompe débutera en novembre à la concession Hyundai du groupe Jean Lain, première étape d’un processus de maillage national. Jean-Michel Amaré dirige Atawey, les stations de ravitaillement en hydrogène : « Nous déployons nos produits sur toute la France et depuis peu vers l’étranger. Nous venons de gagner le projet “last mile’’, en partenariat avec Akuo Énergie (production d’énergies renouvelables), Galeries Lafayette et JC Decaux, pour la livraison de 33 stations : 18 à Paris, 5 à Bordeaux, Lyon et Marseille. »

Jean-Michel Amaré dirige Atawey, les stations de ravitaillement en hydrogène : « Nous déployons nos produits sur toute la France et depuis peu vers l’étranger. Nous venons de gagner le projet “last mile’’, en partenariat avec Akuo Énergie (production d’énergies renouvelables), Galeries Lafayette et JC Decaux, pour la livraison de 33 stations : 18 à Paris, 5 à Bordeaux, Lyon et Marseille. »

Au moindre signe d’intérêt, Atawey installe une petite station qui peut fournir 3 à 5 véhicules par jour (jusqu’à 100 véhicules par jour pour les grosses stations) : « Les acteurs locaux sont préalablement incités à créer un parc de véhicules à hydrogène : industriels, collectivités locales, artisans, dont le rayon d’action quotidien est en adéquation avec l’utilisation de l’hydrogène. Et pour éviter l’investissement onéreux d’une station, on peut en louer à Engie Cofely. »

Paris interdit au diesel en 2024, et chez nous ?

L’intérêt de la mobilité hydrogène est éthique et pratique : les voitures à hydrogène ne recrachent que de l’eau, et les diesels seront interdits à Paris à compter de 2024 (et chez nous ?). Très polluant, le procédé traditionnel de fabrication de l’hydrogène par craquage du gaz CH4, permettant de récupérer 4 atomes d’hydrogène, dégage beaucoup de CO2 : pour 1 kg d’hydrogène produit, on dégage 10 kg de CO2 !

Ces infrastructures, en place depuis longtemps, sont largement amorties, avec un coût de fabrication de l’hydrogène nettement inférieur à l’autre procédé, par électrolyse. Chez Atawey, l’hydrogène est produit localement, au sein de la station de ravitaillement : « Nous créons une réaction par électrolyse avec de l’eau, qui dégage 2 atomes d’hydrogène et 1 atome d’oxygène, il en ressort une petite quantité d’eau. Ce n’est pas polluant, mais plus onéreux. »

L’autre atout de l’hydrogène est son temps de ravitaillement égal à celui d’un réservoir de moteur thermique, là où un véhicule 100 % électrique nécessite un long temps de recharge de ses batteries, incompatible avec une utilisation intensive (taxis, livreurs, etc.). La société de taxis parisiens Hype renouvelle actuellement sa flotte pour atteindre 600 véhicules à hydrogène d’ici la fin 2020, à raison d’une vingtaine de livraisons par mois.

Pour l’heure, deux constructeurs seulement proposent des véhicules à hydrogène : Hyundai, avec son SUV Nexo (photo) vendu à 1 000 exemplaires, et Toyota, qui a déjà vendu 8 587 exemplaires (dont 5 000 en Californie) de sa berline Mirai (“futur” en japonais). Chez Renault, un Kangoo électrique dispose d’un petit réservoir d’hydrogène en guise de prolongateur d’autonomie pour les livraisons de La Poste !

Le prix du kilo d’hydrogène devrait décroître de 10 à 6 euros (non taxé pour le moment). Faire un plein d’hydrogène coûte 50 euros, pour une autonomie de 500 (Mirai) à 700 kilomètres (Nexo). Pour l’instant, l’intérêt pour l’utilisateur est donc purement éthique : ni pollution, ni bruit.

Votre voiture, vous la voulez solaire ou “à biceps” ?

D’autres projets sont à l’étude depuis 2010, notamment la propulsion humaine renforcée par l’électrique : Greenwood Engineering commercialise ainsi une berline et un cabriolet électriques avec récupérateur d’énergie au freinage, et les 4 passagers peuvent pédaler à l’aide des bras.

Cette “humancar” prévoit un branchement sur secteur pour recharger ses batteries en cas d’hypoglycémie. Moins fatigante, la voiture solaire est baptisée Lightyear1. Sa carrosserie, truffée de capteurs solaires, lui autorise une autonomie de 600 à 800 kilomètres : tout dépend où l’on vit ! Brest ou Metz… Oubliez…

Il n’en reste pas moins que tous ces véhicules sont des premiers pas réalistes vers une mobilité sans pétrole : un virage amorcé vers un futur plus propre.


ANNE-CHANTAL PAUWELS – Journaliste – Instructeur pilotage automobile


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