La prime à la casse, les bonus écologiques sur les petites voitures et les promotions des constructeurs auront fait de 2009 une année record, la meilleure depuis 19 ans avec 2 268 671 véhicules vendus. Mais si ces chiffres enthousiasment Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, il convient de les relativiser. « Il faut différencier le marché en volume du marché en valeur, rappelle-t-on au Conseil national des professionnels de l’automobile (CNPA). On a vendu beaucoup de véhicules à petit prix sur lesquels les concessionnaires ont fait peu, voire pas de marge. » Et Pierre Le Guyader, concessionnaire Fiat-Lancia à Viriat, de confirmer : « Cette politique a coûté très cher aux usines, comme aux distributeurs. On a fait du chiffre, mais les résultats d’exploitation sont proches de zéro, voire négatifs. » De plus, ces petits véhicules, souvent produits à l’étranger, nécessitent peu d’entretien. L’impact de ces mesures sur l’économie française n’est donc pas évident. « De plus, ce système a coûté cher à l’Etat. Et il faudra bien que le contribuable rembourse à un moment ou l’autre », rappelle le concessionnaire. Le coût de cette mesure était en effet estimé au mois de juillet, à 390 millions d’euros par la ministre de l’Economie, Christine Lagarde.
Automobile : Distrimotor mise sur l’économie circulaire
À Annecy, le distributeur en ligne de moteurs et pièces mécaniques en échange standard donne une seconde vie aux véhicules automobiles et prévoit de se développer dans l’électrique. Avec l’ambition de devenir un référent sur ce marché. Vendre des pièces automobiles...







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