À compter de septembre 2026, la facturation électronique devient une obligation pour toutes les entreprises françaises. Une réforme structurante, encore mal comprise, qui impose dès aujourd’hui anticipation, choix d’outils et accompagnement pour éviter de subir la transition.
Photo à la une : Emmanuel Larrazet, président du groupe Anderlaine et Benoit Was, associé et référent du projet Facture électronique. Crédit : Anderlaine.
Une réforme universelle aux conséquences très concrètes
Difficile de trouver un sujet plus universel que la facturation électronique. Dans moins d’un an, l’ensemble des entreprises françaises, quelle que soit leur taille ou leur statut, devront être en mesure de recevoir des factures via une Plateforme Agréée. Auto-entrepreneurs compris, même lorsqu’ils ne sont pas redevables de la TVA.

À partir de septembre 2027, toutes devront également émettre leurs factures à destination de leurs clients professionnels sous format électronique. « Il vaut toujours mieux anticiper que subir, surtout sur un sujet aussi structurant », souligne Emmanuel Larrazet, président du groupe Anderlaine. Attendre le dernier moment, c’est prendre le risque de se retrouver face à une mise en oeuvre chronophage, parfois au coeur d’une période en tension pour l’entreprise ».
La réforme repose sur un principe simple, mais une mécanique complexe. Chaque entreprise devra choisir une Plateforme Agréée. Les grandes entreprises seront les premières concernées par l’émission des factures électroniques, avant une généralisation à l’ensemble du tissu économique. L’objectif fiscal est clair : fiabiliser les flux et tendre vers des déclarations de TVA quasi pré-remplies.
Préparer ses flux et ses usages, un passage obligé
La mise en place de la facturation électronique ne se limite pas à un choix d’outil. Elle suppose une phase de préparation indispensable : recenser ses clients, analyser ses flux, identifier les cas particuliers. « Prenons l’exemple d’un restaurant », illustre Benoit Was, associé chez Anderlaine et référent du projet Facture électronique. « Un ticket de caisse reste suffisant pour un particulier.
En revanche, si un client professionnel déjeune, une facture électronique devra pouvoir être émise. Idéalement dans l’immédiat, même si cela dépendra du logiciel de caisse utilisé ». Même logique pour les activités mixtes ou les locations meublées, concernées a minima en réception. Les seules exceptions concernent certaines associations non fiscalisées. Pour les autres, la réforme impose une capacité d’adaptation rapide des processus internes. Autre complexité : le caractère multidirectionnel du dispositif.
Chaque entreprise choisira sa plateforme, et un annuaire national permettra ensuite de faire transiter les factures entre prestataires. « C’est précisément pour sécuriser cette phase que l’accompagnement est clé », insiste Benoit Was.
Une opportunité de transformation du métier comptable
Chez Anderlaine, le sujet est travaillé depuis 2022, à la sortie des premiers décrets. « Nous avons organisé très tôt des réunions d’information pour nos clients, car notre rôle est aussi de les aider à gérer demain », rappelle Emmanuel Larrazet. Le cabinet a fait le choix d’un mandat “opt-in”, permettant aux clients de déléguer leur inscription sur la Plateforme Agréée retenue, Pennylane.
Près de 45 % des clients ont déjà fait ce choix, en amont des premiers tests opérationnels attendus début 2026. Au-delà de l’obligation réglementaire, la facturation électronique ouvre de nouvelles perspectives. Centralisation de l’information, visibilité en temps réel, suivi du statut des factures, indicateurs de performance plus rapides : les bénéfices sont nombreux. « L’automatisation va s’intensifier, mais l’humain restera central, rappelle Benoit Was. Une facture qui circule n’est pas forcément légitime. Le contrôle et l’analyse demeurent essentiels. »
Pour Anderlaine, cette réforme marque une évolution profonde du métier. Moins de temps consacré à la collecte de documents, davantage à l’analyse, au conseil et à la relation client.
« Ce n’est pas qu’une contrainte, conclut Emmanuel Larrazet. C’est une opportunité de recentrer notre mission sur l’accompagnement stratégique des entreprises. Notre métier est en pleine mutation, et cette réforme en est un accélérateur. »
Pour aller plus loin : https://www.anderlaine.com/facturation-electronique-comprendre-et-se-preparer/

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