La Chambre de métiers et de l’artisanat de l’Ain est entrée dans la dernière ligne droite. Le 1er janvier, elle sera régionalisée.

La dernière assemblée générale de la Chambre de métiers et de l’artisanat de l’Ain en tant qu’établissement public de plein exercice s’est déroulée le 7 juillet, sous sa forme traditionnelle. Une réunion particulière car tous les ingrédients étaient rassemblés pour bien marquer sa différence. D’abord la distanciation pour cause d’épidémie persistante de covid-19. Une partie des élus avaient même fait le choix de la visioconférence. Une réunion différente aussi car dans trois mois, la CMA de l’Ain passera sous la tutelle directe de sa grande sœur régionale. La régionalisation, étape longtemps attendue, parfois redoutée, deviendra effective au 1er janvier 2021.

Mais que les artisans de l’Ain soient rassurés ! Il restera du monde au siège burgien et dans les six territoires qui composent le département. Des mouvements et des changements sont annoncés, mais le soutien aux entreprises artisanales de plus en plus nombreuses dans l’Ain (elles étaient 16 598 au 30 juin, soit 1 214 de plus (+8 %) en un an) restera la mission première de l’équipe du président Vincent Gaud.

Le bilan financier 2019 présenté par le trésorier Michel Buard aura été la bonne nouvelle de la soirée. L’année qui s’annonçait comme particulièrement tendue sur le plan financier avec un prévisionnel déficitaire à hauteur de 181 000 euros s’est en effet terminée sur une très bonne note, un résultat positif de 27 000 euros dû, selon Vincent Gaud, « à l’augmentation imprévue des recettes, à la maîtrise de la masse salariale et à l’abandon par le Cecof d’une ancienne créance de 76 000 euros ».

L’exercice 2020 sera en revanche celui de tous les dangers. Le coronavirus a mis un coup de frein alors que l’année avait commencé sous les meilleurs auspices. « Du coup, notre autorité de tutelle nous a demandé de réaliser un nouveau budget prévisionnel pour l’année 2020 », a expliqué le président. L’épidémie va coûter cher à la Chambre en s’ajoutant aux incertitudes provoquées par les lois Avenir professionnel et Pacte. Le rectificatif laisse apparaître un déficit de 241 000 euros. Les prestations du service formation et les recettes du service registre des métiers/centre de formalités des entreprises (RM/CFE) ont souffert du confinement. En revanche, le fonds de roulement de l’institution demeurera confortable au moment de passer sous le contrôle des instances régionales : 1,356 million d’euros, soit 5,2 mois de fonctionnement.

La poussée des microentreprises inquiète

La progression du nombre de microentreprises (+ 1 209 en un an) inquiète le président Gaud : « Quelle sera leur pérennité ? Pour quelle qualité de travail ? Nous sommes en plus en train de perdre la formation car les micro-entrepreneurs ne prennent pas d’apprentis. »

Un départ et des arrivées

Christian RiderCette ultime assemblée départementale a aussi été la dernière du secrétaire général Christian Ridet (photo) qui prendra sa retraite à l’automne. L’intérim sera assuré temporairement par Dominique Gaudet, l’actuel directeur financier, secondé par Julie Civaux. En janvier prochain, un secrétaire général régional sera nommé pour piloter le quotidien des 12 Chambres départementales qui n’en feront plus qu’une.

Éric Menand, maçon à Villieu-Loyes-Mollon, a été élu pour remplacer Geneviève Bernard, démissionnaire. Sonia Bichat, dirigeante de Sonia B Design à Arbent a fait son entrée au bureau de la CMA. À noter également l’arrivée de trois membres associés : Éric Venturelli de Phyto Elan (Saint-Genis-Pouilly), Jérôme Doche de Brodn’Tex (Blyes) et Caroline Trouilloux de Caro Nettoyage (Vonnas).


Par Jean-Marc Perrat

Une Eco de l'AinCet article est paru dans le magazine ECO de l’Ain du 23 juillet 2020. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi nos suppléments et hors-séries, c’est ICI et ICI.