Véritable problématique sociétale, le chômage touche désormais, en France, plus de 2,5 millions de personnes. Un nombre qui a encore cru de 18 100 en août, après de précédents mois tout aussi catastrophiques. En y ajoutant les catégories B et C du Pôle Emploi (demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite), le chiffre explose même à 3,7 millions d’individus. La seule bonne nouvelle, dans ce flot de statistiques, concerne les prévisions économiques de l’Unedic qui a récemment revu à 456 000 le nombre de chômeurs supplémentaires attendus en 2009, contre 649 000 précédemment (sic)…

Dans ce contexte de crise sociale, la plus forte hausse est à imputer aux jeunes de moins de 25 ans, qui représentent à eux seuls, près de 20% de la population des sans-emploi. Chez cette catégorie, le nombre de chômeurs (A) a augmenté de 33,6 % tandis que les contrats de professionnalisation et les contrats d’apprentissage fondent comme neige au soleil.

Devant l’ampleur de cette situation, le gouvernement ne pouvait rester sans rien faire. Ainsi le Président de la République a récemment annoncé toute une série de mesures d’aides en direction des jeunes. Cinq cent millions d’euros devraient prochainement être débloqués, passant notamment par la fin d’un âge plancher (25 ans) pour l’attribution du RSA, le renforcement des moyens accordés aux Missions locales ou encore l’obligation d’accompagnement des jeunes quittant l’école avant 18 ans (120 000 sortent chaque année du système éducatif sans aucune qualification).

Mais peut-on, pour autant, se contenter de ces mesures nationales ?
La doctrine du développement durable : « penser globalement, agir localement » trouve ici une application possible. C’est en tout cas le principe que décline un certain nombre de structures spécialisées, bien décidées à trouver des solutions de proximité, à l’instar des Points Infos Emplois sur l’agglomération burgienne. C’est d’ailleurs à leur initiative qu’était récemment organisé un forum sur « les nouvelles solidarités face au chômage » (lire p.18).