Le 11 septembre 2020, le Conseil fédéral suisse a tranché, optant pour le compromis. À partir de ce lundi 14, date d’entrée en vigueur de la mesure, les habitants des zones frontalières françaises ne seront donc pas mis en quarantaine (10 jours obligatoires) lorsqu’ils se rendent en Suisse. Pas de contrôles supplémentaires (jugés irréalistes) non plus, le Conseil prônant la responsabilité individuelle. « Nous avons privilégié une solution pragmatique pour les pays frontaliers et  décidé de mettre des régions et non des pays entiers sur la liste des zones à risques. Cela n’exclut cependant pas qu’une région transfrontalière, si un « hot spot » s’y développe, ne soit mise sur la liste », expliquait le conseiller fédéral socialiste Alain Berset à notre confrère La Tribune de Genève.
Au total, quatre régions ne figurent pas sur la fameuse liste rouge de la Suisse : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est et Bretagne, a contrario des neuf autres régions françaises dont Ile-de-France et PACA. De leur côté, les députés de Haute-Savoie Martial Saddier et Virginie Duby-Muller, qui avaient interpellé en août dernier le gouvernement français et le Conseil fédéral suisse (lire Eco n°35 du 28 août 2020), se félicitent de cette décision, qui permet un traitement spécifique des zones frontalières.

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À la frontière franco-suisse – crédit photo Flickr