Un élève ingénieur fabrique des visières pour les infirmières d’Annecy

par | 9 Avr 2020

Victor Laplace, 22 ans, est le fils d’une infirmière libérale d’Annecy. Quand il a eu connaissance de l’initiative Visière solidaire – lancée par un étudiant de la région parisienne qui a eu l’idée de fabriquer des visières de protection à l’aide d’une imprimante 3D et qui a mis les plans sur Internet –, il a immédiatement voulu en faire une pour sa mère.

Celle-ci a été ravie de profiter de cette protection supplémentaire lorsqu’elle se rend au domicile de ses patients, et ses collègues en ont voulu une aussi. Pour se lancer dans une production à plus grande échelle, Victor Laplace, qui est élève ingénieur à l’École des Mines de Saint-Étienne (et qui travaille en alternance à NTN SNR à Annecy), a simplifié légèrement le modèle initial, afin de réduire le temps d’impression sur l’imprimante 3D qu’il possède dans le garage de ses parents. Il a pris soin, néanmoins, de faire valider son prototype par le médecin hygiéniste de l’hôpital d’Annecy. Du coup, ce dernier lui a commandé cinquante visières pour équiper le personnel du service Covid+. Et dernièrement, c’est l’hôpital de Rumilly qui a reçu vingt visières pour ses soignants. Si l’on ajoute toutes celles distribuées aux infirmières libérales d’Annecy, ce sont quelque cent trente visières que Victor Laplace a déjà produites et offertes gratuitement.

50 mn d’impression par visière

Chaque visière est composée d’un châssis imprimé en 3D sur lequel on fixe un élastique et une feuille A4 de plastique transparent. Passé les premiers essais, la papeterie Buro+, de Seynod, a accepté de fournir gratuitement ces fournitures.
Avec modestie, Victor Laplace indique qu’il n’est pas le seul, dans l’agglomération annécienne, à collaborer à Visière solidaire : « Nous sommes une dizaine, je crois, et nous avons déjà fabriqué près de cinq cents visières. » Heureux de pouvoir se rendre utile dans cette période difficile, il est prêt à répondre à d’autres demandes : « Je mets cinquante minutes pour faire une visière. En me levant deux fois la nuit (ndlr : pour réalimenter l’imprimante en plastique), je peux en fournir entre vingt-cinq et trente par jour. »
Pour le contacter : victorlaplace746@gmail.com

Une infirmière libérale équipée d’un masque, de gants et d’une visière imprimée par Victor Laplace. – DR

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