Agroalimentaire : 10 tendances de consommation à la loupe

par | 16 Juin 2022

Les organisateurs du SIAL ont mené l’enquête en amont de l’édition programmée à l’automne.

L’annonce de la prochaine édition du SIAL (Salon international de l’alimentation), du 15 au 19 octobre à Paris Nord Villepinte, a été l’occasion pour ses organisateurs de faire le point, après enquête, sur les tendances agroalimentaires du moment, ainsi que sur la participation des entreprises régionales, avec Auvergne-Rhône-Alpes Gourmand. « On n’observe pas de grand changement dans les attentes des consommateurs, après la pandémie. On privilégie toujours le plaisir », note en premier lieu, Jean-Gabriel Mollard, directeur marketing et communication du salon qui se veut être le plus grand rendez-vous des industries agroalimentaires au monde avec 7 200 exposants de 120 pays rassemblés sur 250 000 m², pour un public de 310 000 visiteurs pros. « En revanche, la période a favorisé la tendance des petits plaisirs, des produits palliatifs au stress et aux angoisses. Mais, le plaisir doit être garanti par une sécurité et une éthique. Le public attend des produits qu’ils soient sains. L’on voit ainsi émerger, d’une part, depuis quelques années, l’ingrédient comme élément clé de cette garantie et, d’autre part, des tiers de confiance, comme l’appli Yuka. L’on voit de surcroît monter la méfiance envers l’ultra transformation. Côté éthique, le local drive davantage le consommateur que la rémunération des producteurs, le bien-être animal ou encore, l’environnement, présent dans le déclaratif mais moins visible dans l’acte d’achat. »

Plaisir, santé et cannabidiol

Après le plaisir, la tendance est à “l’immuno food”, aux probiotiques et prébiotiques, aux vitamines, etc. Elle a été renforcée par la crise, avec une offre mondiale multipliée par huit, dans les mois qui ont suivi la pandémie. En numéro 3, le cannabidiol (CBD) se fait une place dans le marché alimentaire avec des infusions, des boissons et différents produits « basés davantage sur une promesse que sur leurs qualités organoleptiques ». « Mode ou phénomène durable, s’interroge Jean-Gabriel Mollard. C’est difficile à évaluer. »

Minimalisme, clean labeling et empreinte carbone

Du côté des industriels, deux tendances répondent aux exigences de sécurité du public : le minimalisme et le clean labeling. L’une adopte des compositions les plus réduites possibles, carrément mises en évidence sur le produit. L’autre se saisit des débats du moment pour valoriser l’absence de tel ou tel ingrédient controversé ou encore une empreinte carbone réduite (affichage que les organisateurs du Sial ont classé à part, en neuvième position).

Vrac et bio

Le vrac, très en vogue avant la pandémie, a subi un revers avec les mesures sanitaires et rétrograde à la sixième place, ce que Jean-Gabriel Mollard ne voit pas nécessairement en négatif. « Cela a permis une prise de recul et un développement différent, avec de nouvelles typologies de produits, du vrac qui rejoint les produits emballés dans les mêmes rayons et de nouvelles méthodes de manipulation plus hygiéniques. » De même, le bio a acquis une forme de normalité. Il ne se suffit plus à lui-même et se trouve associé à d’autres allégations : bio et équitable, bio et respect du bien-être animal…

Substituts et blockchain

Les substituts (à la viande, au poisson, aux produits laitiers…) répondent aux attentes des véganes ou aux intolérances alimentaires. Enfin, les technologies blockchain viennent renforcer une traçabilité dont le consommateur attend la preuve. Exemple avec ces œufs bio dont on peut suivre le parcours grâce au QR Code figurant sur la boîte.

Tendances ou non, les industries agroalimentaires régionales qui voudraient exposer sur le salon avec Auvergne-Rhône-Alpes Gourmand peuvent encore s’inscrire. Il reste des places. Huit entreprises ont pour l’instant saisi cette opportunité, parmi lesquelles Glaces des Alpes (Haute-Savoie) ou “le traiteur intraitable” Pierre Martinet (Nord-Isère).


Sébastien Jacquart

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