À Annemasse, la startup élabore et commercialise des produits à base de Yacon, une alternative naturelle au sucre blanc. Cette année, Ekeko entend investir les rayons des magasins bio et ambitionne de devenir la référence en France.
Si la création d’Ekeko remonte à 2022, l’activité a véritablement démarré en novembre dernier. « Nous vendons du sirop 100 % bio à base de yakon, qui est un tubercule (communément appelé “poire de terre”) poussant sur les plateaux andins, en Amérique du Sud », explique Antoine Billiet, le fondateur de la startup, hébergée au sein de la pépinière Puls, à Annemasse. Une affaire qu’il a lancée avec son épouse, d’origine péruvienne.

Diversification et relocalisation
Pourquoi le yacon ? Cette plante est très connue pour ses propriétés et son indice glycémique très bas.
« Il s’agit d’une alternative naturelle au sucre blanc, riche en prébiotiques et en fibres, et qui n’est pas assimilée par l’organisme. Par définition, ce produit convient parfaitement aux personnes diabétiques et à celles qui font attention à leur alimentation », poursuit l’entrepreneur.
Il travaille avec un producteur au Pérou, qui en extrait le jus avant de l’acheminer par bateau. Pour l’heure, le produit est commercialisé uniquement sur le site marchand de la marque. En 2026, Antoine Billiet entend être référencé dans les magasins bio et épiceries spécialisées.

« Nous sommes en discussion avec Biocoop », dit-il.
Par la suite, il prévoit de nouer des partenariats avec des maraîchers bio en France « afin de relocaliser la production », et, pourquoi pas, « investir dans du matériel, comme des pressoirs, pour transformer le produit sur place ».
Dans une logique de diversification, la startup va proposer le yacon sous d’autres formes, comme des flocons de céréales ou en poudre. Une gamme de sirops aromatisés (à mélanger à de l’eau) va aussi voir le jour. « Des tests sont en cours pour un lancement cet été », annonce le fondateur d’Ekeko, qui ambitionne, à terme, de devenir le référent du yacon en France. Pour cette année, il mise sur un chiffre d’affaires de 130 000 €, avec un salarié.
Patricia Rey
Photo Une : Antoine Billiet, fondateur et dirigeant de la société Ekeko – crédit Ekeko








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