Le Tanneur : Belley remet la médaille de la ville à Hervé Descottes

par | 12 Juin 2025

À l’occasion de l’inauguration de l’exposition retraçant la vie de l’entreprise Le Tanneur, la capitale du Bugey a honoré l’ex-PDG de la maroquinerie d’excellence.

« C’est en 1985, à la suite du dépôt de bilan de Le Tanneur, qu’Hervé Descottes s’associe à un groupe américain, Parson & Wittemore, pour reprendre la société pionnière dans la maroquinerie Française de luxe, avec 262 collaborateurs sur Belley », rappelle le maire Dimitri Lahuerta, vendredi 23 mai, à l’issue de l’inauguration de l’exposition “Le Tanneur et Belley : 130 ans d’histoire(s)”.

Dirigeant et propriétaire de l’entreprise Andrelux, également spécialisée dans la maroquinerie de luxe, il rachète en 1989, les parts de la société américaine pour devenir l’unique détenteur de Le Tanneur. Mais dans la tourmente de ruptures de collaboration, il abandonne en 1993, ses parts d’Andrelux à Orcofi (famille Vuitton).

« Puis, en 1997, à la suite d’un nouveau dépôt de bilan, il prend la tête de l’entreprise avec 400 salariés dont plus de 150 basés à Belley, notamment dans l’atelier de La Rodette, poursuit Dimitri Lahuerta. Un nouveau redressement d’entreprise s’engage avec le développement de collections fortement féminisées, une publicité renforcée et l’ouverture de plusieurs boutiques, notamment parisiennes. » En 2001, avec la perte de deux de ses donneurs d’ordre, un rapprochement est entrepris alors avec Hermès.

Expérience d’entrepreneur

En 2011, dans le cadre d’un projet industriel et commercial ambitieux, Hervé Descottes cède la société au Qatar Luxury Group. C’est en 2017 que Le Tanneur redevient français avec sa reprise par le groupe Tolomei, acteur majeur dans la maroquinerie d’excellence. « Au nom de deux sauvetages et pour avoir fait perdurer un savoir-faire avec la maroquinerie du Bugey, nous vous remettons la médaille de la ville », s’exclame Dimitri Lahuerta.

Cette distinction salue le dynamisme et l’expérience d’un chef d’entreprise, mais pour Hervé Descottes, elle symbolise des souvenirs avec « la louve, l’emblème de la ville que l’on retrouve sur les produits. Mais aussi la grande aventure d’une entreprise qui, d’après ce que j’en sais, a un avenir encore certainement brillant. En effet, elle se développe actuellement beaucoup aux États-Unis. Et c’est quand même le premier marché du monde ».


Carole Muet

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez également :

MyLodge met l’autoconstruction à la portée de tous

Un marteau, un maillet, une visseuse et quelques copains. Voilà la liste complète de ce qu’il faut pour transformer les kits de Mylodge en extension, studio de jardin ou maison individuelle. « Notre système constructif bois permet de réaliser rapidement et de façon...

LIRE LA SUITE

Immobilier : la reprise reste fragile

Les notaires des Savoie ont présenté les derniers chiffres 2025 de leur observatoire de l’immobilier. Si le volume des ventes est globalement stable, voire en baisse, à l’inverse, les prix augmentent avec de fortes disparités selon les secteurs. La chambre des...

LIRE LA SUITE

Publicité

PUBLIEZ VOTRE ANNONCE LÉGALE EN LIGNE

Devis immédiat 24h/24
Attestation parution par mail
Paiement CB sécurisé

ANNONCES LÉGALES WEB

Consultez les annonces légales publiées sur notre site habilitées par la Préfecture >>

VENTES AUX ENCHÈRES

Consultez nos ventes aux enchères immobilières >>

publicité

abonnement

TESTEZ-NOUS !

10.90€ / mois
Paiement CB sécurisé
Déblocage immédiat
Tous les contenus premium
Résiliable gratuitement à tout moment

publicité

ARTICLES LES + LUS