Précarité : de plus en plus de salariés pauvres

par | 13 décembre 2022

Ils ont un emploi mais leur salaire ne suffit plus à couvrir toutes leurs dépenses. La part des personnes en emploi ne cesse ne grimper parmi les bénéficiaires des aides dispensées par le Secours catholique de Haute-Savoie : ils étaient 24 % en 2020 et sont désormais 31 %.

Travailler ne suffit plus pour vivre dignement dans notre beau département. Et comme le résumait un ex-bénéficiaire lors de la conférence de presse : « Avec un Smic, ici, on ne peut pas vivre. » Pour comparaison, en France, ils sont 16 % dans la même situation. Toujours parmi les données qui distinguent tristement la Haute-Savoie, la délégation du Secours catholique observe que 72,4 % du public qu’elle reçoit doit faire face à des impayés, avec un niveau médian très élevé, de 1 006 euros.

« Le logement arrive en tête de ces impayés », détaille le délégué départemental Matthieu Vendomèle. Et cette année particulièrement, le coût de l’énergie vient encore accentuer le problème. « On a récemment rencontré une femme de plus de 80 ans qui vit sans chauffage car elle n’arrive plus à faire face », cite la présidente Sylvie Rosset.

62 % du public accueilli a entre 25 et 49 ans. Les plus de cinquante ans représentent 33 % des bénéficiaires (ils étaient 24 % il y a cinq ans). Les mères isolées voient leur nombre supérieur à la moyenne nationale : 30,4 % en Haute-Savoie, contre 25 % en France. Même chose pour les hommes seuls : 24,3 % en Haute-Savoie (22 % au national).

Le Secours catholique, qui repose ici sur 500 bénévoles répartis dans 34 équipes locales animant 17 lieux d’accueil, accompagne 5 000 personnes, notamment au travers de ses épiceries sociales. Se nourrir et nourrir sa famille devient en effet un problème quand on ne dispose que de 548 euros de niveau de vie médian (calculé par l’association au niveau national) et que les dépenses pré-engagées (loyer, factures, assurance…) absorbent 60 % de ce revenu. Il reste alors, selon l’étude du Secours catholique, 5 euros par jour et par personne pour manger.

Sylvie Rosset (à droite), présidente de la délégation haut-savoyarde en compagnie de bénévoles et de Matthieu Vendomèle, délégué départemental du Secours catholique. Crédit photo : SyB

Crédit photo à la une : DepositPhotos

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