Le pôle de compétitivité Tenerrdis animait une conférence à destination des entreprises de Savoie, le 6 décembre à Technolac. Plus d’une soixantaine de dirigeants étaient présents pour comprendre et maîtriser les surcoûts de fonctionnement liés au contexte énergétique. Hasard du calendrier, le même jour, le think-tank The Shift Project publiait son nouveau rapport « Gaz naturel : quels risques pour l’approvisionnement de l’Union Européenne ?«
Valentin Maillot, chargé de mission Tenerrdis, a brossé un tableau exhaustif de la crise énergétique. L’augmentation du prix du gaz n’est pas imputable uniquement à la guerre en Ukraine, elle est liée à la reprise économique post-Covid suscitant une hausse de la consommation. « En France, notre dépendance au gaz russe s’est accrue. Nos partenaires historiques sont en déclin, à commencer par la Norvège qui était notre premier fournisseur », rappelle Valentin Maillot.
L’Union européenne s’engage à s’affranchir des énergies fossiles russes dans les cinq ans à venir. Parmi les solutions privilégiées, il faut compter sur le renforcement de la production de biométhane : « L’Union européenne a doublé son ambition de production de biométhane à partir des déchets agricoles. Cela représente environ cinq mille usines supplémentaires et quatre-vingts milliards d’investissements d’ici 2030. »
En huit ans, l’objectif est de passer de 0,44% de consommation de biogaz à 10%. Quant au prix prohibitif de l’électricité, il est intimement lié à celui du gaz : le prix de l’électricité est indexé sur le coût de fonctionnement de la dernière centrale appelée à renforcer le réseau. Autrement dit, après avoir épuisé les solutions les moins onéreuses, lorsque les centrales à charbon sont mises à contribution, leur prix de sortie fait référence…

Leïla Oufkir
Image à la une : ©TheShiftProject
À lire également :
https://theshiftproject.org/article/gaz-risques-approvisionnement-ue-rapport-shift-project/









0 commentaires