« Le développement des énergies renouvelables est l’un des leviers à activer pour décarboner le mix énergétique français, encore dépendant à 60 % des énergies fossiles », martèle François Palmier, responsable Auvergne-Rhône-Alpes de France Renouvelables.
Études à l’appui, l’association qui rassemble 360 professionnels de la filière, positionnés sur l’ensemble de la chaîne de valeur, estime que les meilleurs leviers pour développer massivement de nouvelles sources de production bas-carbone d’ici 2035, sont moins l’hydraulique et le nucléaire que l’éolien et le photovoltaïque « qui sont des technologies matures et compétitives ».
À horizon 2035, les objectifs nationaux sont d’avoir une puissance installée multipliée par 5 pour le solaire photovoltaïque (soit une fourchette de 75 à 100 GW), par 2 pour l’éolien terrestre (soit une fourchette de 40 à 45 GW). Leur déclinaison locale se fait en lien avec les élus chargés de définir, sur leurs territoires, des zones d’accélération des énergies renouvelables.
« Ces zones identifiées en mai dernier vont être publiées dans un arrêté préfectoral attendu pour cet automne. S’il n’y a pas de porteur de projet, elles seront soumises à appel d’offres », précise Clément Cunin, responsable des relations institutionnelles et territoriales chez France Renouvelables.
Et comme beaucoup de communes n’étaient pas prêtes, d’autres zones seront annoncées au printemps 2025. Pour France Renouvelables, faire accepter le développement des EnR implique de rendre la transition énergétique « désirable et concrète » en partageant mieux la valeur des installations et en maximisant les retombées territoriales via la fiscalité, le financement participatif ou encore l’autoconsommation.
Sophie Boutrelle
Crédit photo : Maria Vitkovska – stock.adobe.com









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