L’emblématique et ancien restaurant Courant d’Ere, sur le plateau du Semnoz, va être complètement rénové. Deux autres structures le compléteront.
S’il trône toujours au sommet du Semnoz, le Courant d’Ere a largement perdu de sa superbe. L’ancien restaurant, fermé il y a quelques années, fait désormais davantage figure de point de repère dans le brouillard du plateau que de refuge accueillant pour skieur congelé. Voilà cependant qu’un projet, porté par son propriétaire Grand Annecy, veut lui redonner vie à l’horizon 2028.
Le maire de Viuz-la-Chiesaz, François Lavigne-Delville, résume l’équation en une formule : « C’est un bâtiment iconique pour tous les natifs du territoire, il en impose ! On aime ou on n’aime pas, mais il est incrusté dans le paysage ».
Construite en 1872 par l’architecte Marius Vallin, à qui l’on doit également la bâtisse annécienne de la Banque de France, il s’agit d’une des plus vieilles constructions destinées au tourisme dans les Alpes. Une valeur mémorielle et patrimoniale qu’élus et architectes retenus (cabinet Silt, à Lyon) ont désiré sauvegarder.
Sa restauration complète ne modifiera quasiment pas son aspect extérieur. Seule l’adjonction d’une aile – dont le toit servira de terrasse au restaurant -, est prévue. L’ensemble abritera trois salles hors sac au rez-de-chaussée, un restaurant au premier étage (de 50 places assises à l’intérieur et 100 en terrasse) et des logements pour les saisonniers de la station au deuxième. Le restaurant devrait être mis en délégation de service public.
Le plus gros changement réside dans l’édification de deux autres structures. La première, qui se situera à côté du Courant d’Ere, permettra d’accueillir de plain-pied un espace culturel avec parcours muséographique ainsi que l’activité ski de fond en hiver (20 % du CA de 1,5 M€ de la station, a vec 12 salariés). Totalement réversible, il pourra permuter ses vocations estivale et hivernale « en quelques jours ».
La seconde est comme un clin d’œil à la station météo qu’avait érigée sur le plateau Marius Vallin, mais qui a disparu depuis. Un observatoire astronomique prendra en effet place un peu plus loin et pourrait abriter la lunette datant de 1908 léguée à l’association annécienne d’astronomie Tycho Brahé. « Nous sommes prêts à la mettre sur place, elle a vocation à être là », confirme le président Guy Delubac. Un « bébé » de 150 kilogrammes qui permettrait au public d’observer les planètes lors de soirées organisées par des associations.
Au total, le projet fait 832 m2 de surface utile et représente un investissement de 6,8 millions d’euros TTC à la charge de Grand Annecy. Les permis de construire devraient être déposés en fin d’année, pour un début de chantier à l’été 2027 et une livraison fin 2028. Pensé dans un souci de respect de l’environnement, il utilisera notamment du bois du Semnoz pour l’ossature bois, dont du scolyté.
Stationnement
Aucun parking n’a volontairement été prévu. Seul un arrêt de bus est disposé à proximité. Tous les parkings de la station vont être payants de façon à inciter à utiliser les transports en commun. En conséquence, la fréquence des navettes devrait augmenter.










parking payant au Semnoz…!
elle est belle la la montagne, les balades au grand air, la liberté de respirer, de flâner, de se détendre…
uniquement moyennant un péage. bravo!
mentalité de mirador ou de comptable? les deux, peut être.