La Fnaim Savoie Mont-Blanc a présenté, le 17 octobre, son bilan de rentrée. En 2024, les ventes continuent de baisser sur fond de hausse relative des taux, mais les prix restent toujours élevés.
En Savoie Mont-Blanc, les volumes de transactions dans l’ancien poursuivent leur décrue. Chiffres à l’appui : 28 534 logements ont été vendus entre août 2023 et juillet 2024, contre 37 020 l’année précédente. Soit une chute de 20 %, contre -14,7 % en 2023.
« Nos territoires, au début épargnés, sont davantage touchés, avec des niveaux de vente équivalents à 2016 », confirme Sébastien Cartier, président de la Fnaim Savoie Mont-Blanc Ain, rappelant au passage l’attractivité incontestable de notre territoire.

Flambée des prix sur cinq ans
Si l’on raisonne par département, la Savoie résiste mieux, avec -14,2 % (8 203 ventes réalisées), comparativement aux -20 % enregistrés en Haute-Savoie (12 956) et dans l’Ain (7 374).
S’agissant des prix, les professionnels de l’immobilier constatent une légère correction, de l’ordre de 2 % sur un an, mais la courbe s’inverse sur cinq ans.
« Malgré deux années de crise, les valeurs ont grimpé de 14,4 % dans l’Ain, de 18,2 % en Haute-Savoie et jusqu’à 21,6 % en Savoie », relève Sébastien Cartier. Une constante sur nos territoires.
À Annecy, où le prix au mètre carré est continuellement à la hausse, celle-ci atteint +26,9 % sur cette période. Même tendance à Aix-les-Bains (+28,1 %).
Dans le top 20 des communes enregistrant le plus de ventes, Annecy caracole en tête – sans surprise – avec 1 640 transactions, à un prix moyen de 5 598 € le mètre carré sur les trois derniers mois. Suivent, juste derrière, Chambéry (3 124 €) et Aix-les-Bains (4 449 €).
Pointant une baisse des taux de crédit à 3 % fin décembre (contre 3,2 % actuellement), la Fnaim Savoie Mont-Blanc Ain veut rester optimiste. 2025, année de la reprise ?


Des propositions pour le logement
Un optimisme ambiant confirmé par Jérôme de Champsavin, président adjoint de la Fnaim, qui se réjouit de la nomination d’une ministre du Logement (de plein exercice, enfin) dans le nouveau gouvernement :
« Invités le 6 octobre par Valérie Létard, nous lui avons fait part de nos préoccupations, assorties de propositions urgentes. »
Parmi celles-ci, la Fnaim souhaite que le parcours résidentiel des Français soit refléché vers les professionnels, « des acteurs réglementés (et encartés), en capacité d’appliquer la politique du logement », dit-il. Avec des enjeux forts autour de la rénovation énergétique, de l’aménagement du territoire et d’une politique fiscale cohérente.
Autre sujet d’actualité : l’indécence énergétique des logements classés G à partir du 1er janvier 2025. « Telle que la loi le stipule, explique Jérôme de Champsavin, chaque occupant d’un logement indécent pourra bloquer son paiement de loyer, intenter une action envers son bailleur… ».
La fédération demande donc à ce que cette loi « soit suspendue pour tous les nouveaux baux, à compter du 1er janvier 2025 ». Et le président adjoint de la Fnaim de conclure :
« Il faut un discours fort, pour rassurer les bailleurs comme les professionnels de l’immobilier gérant ces mandats, et avoir une approche sur les enjeux de la rénovation énergétique qui corrobore les dires du Premier ministre Michel Barnier : “Redonnons du temps dans l’échéance imposée aujourd’hui par le calendrier.” »

Patricia Rey
Photo à la une de aiden patrissi sur Unsplash









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