Publi-reportage / Le bois internationalement choisi par des constructeurs visionnaires

Publi-reportage / Le bois internationalement choisi par des constructeurs visionnaires

Matériau naturel utilisé de toute éternité, longtemps dominant avant d’être temporairement un peu délaissé, le bois fait aujourd’hui son grand retour dans l’architecture.

La construction bois est porteuse d’écologie, de modernité, de créativité, de beauté, de bien-être et de sécurité. Dans notre vaste région inter-cantonale et transfrontalière, on tarde toutefois à le comprendre et lui donner sa juste place.

D’impressionnantes constructions en bois, en cours ou en projet, se multiplient aux quatre coins du monde et les innovations technologiques dans l’usage du bois ne cessent de se développer sous l’effet d’une prise de conscience liée au climat, à l’environnement et une recherche d’une urbanisation apaisante.

En Suisse, dans le canton de Lucerne

Dans le quartier de Suurstoffi, à Rotkreuz (1500 habitants, 2000 étudiants et 2500 places de travail) les bâtiments en bois ne se distinguent apparemment guère des autres. Leurs intérieurs sont pourtant le fruit de technologies de pointe en matière de construction bois. Lamellé-collé en hêtre pour les poutres et piliers apparents, façades et planchers en épicéa, éléments de planchers composites en béton de bois (béton composé d’une bonne part de bois) avec climatisation intégrée comme pour les pièces individuelles en bois préfabriquées avec des composants de climatisation. En tant que maître d’oeuvre, Erne a recouru à la modélisation BIM (Building Information Modeling) de construction numérique pour ériger ces structures complexes.

« Arboretum de Nanterre » Le plus grand campus bois du monde.

Bordeaux a lancé avec Woodrise la promotion internationale des grandes constructions bois

Sous l’impulsion de l’institut technologique de la filière bois (FCBA) et en particulier de Patrick Molinié, responsable développement construction, un élan a été donné à Bordeaux pour une action promotionnelle internationale en faveur du bois. Cette initiative a reçu le soutien de la Ville et de la Région, avec FPInnovations (Canada) et le Building Research Institute du Japon. C’est dans cette ville de Bordeaux qu’a été créée l’Alliance Woodrise, qui rassemble des acteurs de la filière venant de nombreux pays.

Bordeaux agit concrètement

A Bordeaux, on ne peut construire sans songer à l’option bois. Grâce à une remarquable campagne de sensibilisation, on a su susciter des envies pour un plus large usage de ce matériau et le savoir-faire s’est élargi. Il n’y a pas pour autant de dogmatisme : on conçoit une certaine mixité en soutenant surtout le choix des ossatures bois, mais les réalisations presque totalement en bois sont tendance et séduisent.

Avec la tour Silva (56 mètres de haut et 80 % de bois), Kaufmann & Broad avait présenté au premier Congrès Woodrise de 2017 une réalisation emblématique. Celle-ci répondait à un appel à projet pour la construction d’une tour de logements en structure primaire bois. Il s’agissait là d’une première mondiale. On dépassait les limites constructives techniques et réglementaires actuelles en se donnant l’occasion de développer des systèmes qui allaient faire école.

Cette démarche innovante a finalement influencé la conception de l’ensemble de l’îlot confié à Kaufmann & Broad. Son nom : « Perspective ». Il s’agit d’un immeuble de bureaux en structure bois culminant à 31 mètres. Le choix du bois massif a été opéré pour ses vertus bas-carbone. Ce matériau stocke le carbone au lieu de l’émettre, précise le constructeur, qui rappelle qu’un mètre cube de bois stocke une tonne de CO2.

De plus, l’entreprise ajoute que le bois est douze fois plus isolant que le béton. Les atouts de cette construction lui permettent d’être à énergie positive. La tour d’habitation Hypérion, autre bâtiment « star » de Bordeaux construite par le bureau d’architecte Jean-Paul Viguier et associés, constituera au moment de sa livraison le plus haut bâtiment en bois de France avec ses 57 mètres et ses 17 étages, auxquels s’adjoindront trois bâtiments de logement R+9 et un immeuble de bureau R+8. D’autres réalisations confirmeront l’engagement de la ville de Bordeaux en faveur de la construction bois.

« Tour Hoho », Vienne, R+23, 84m. Bois sauf rez-de chaussée, cages d’ascenseur et d’escaliers béton.

“La ville durable grandit avec le bois”

Nice, qui a fait le choix du bois dans sa politique environnementale et technologique, le clame haut et fort en le placardant sur des posters. Le Palazzo Méridia, réalisé par l’agence Architecture studio pour le compte de Nexity Ywood dans l’écoquartier de la Plaine du Var, sera terminé à la fin de cette année. Il accueillera 500 emplois d’activités tertiaires et sera la première construction emblématique pour la Métropole Nice-Côte d’Azur. L’immeuble sera rattaché à la boucle géothermique de la Zone d’Activités pour ce qui est de son alimentation en chaud et en froid. Adopter un parti-pris anti-climatisation est rétrograde, mais il convient d’opter pour un bon système !

A Paris, le projet de l’architecte britannique Richard Rogers, sélectionné pour restructurer la dalle autour de la Tour et de la Gare Montparnasse, prévoit une forêt urbaine, une rue piétonne et des immeubles en bois au coeur du futur quartier ! De son côté la maire de Paris a décidé que les logements construits pour les prochains Jeux olympiques seront en bois ! Dans le 13e arrondissement, le fameux architecte japonais Kengo Kuma et ses associés ont remporté le projet « Aurore » qui accueillera deux hôtels complémentaires. Le premier, de 140 chambres avec une qualité de service 5 étoiles, offrira le meilleur design écologique et de l’architecture durable.

L’autre, le Slo Living Hostel, prendra la forme d’une auberge de jeunesse nouvelle génération de 180 places. L’architecture y mêlera bois, métal bronze et composante végétale.

Strasbourg fait « Sensation », du nom de la vitrine que se donne cette ville écologique en construction. 11 étages, 38 mètres, 100 % bois. Les façades, les cages d’escaliers et d’ascenseurs ainsi que les planchers sont réalisés en panneaux lamellé-croisé, associés à une structure poteaux-poutres lamellé-collé. Seules les volées d’escaliers et le rez-de-chaussée sont en béton pour des raisons de réglementations. Enfin, la qualité de l’air intérieur des appartements est améliorée par l’utilisation de matériaux à faible émission de polluants pour recouvrir les murs, plafonds et planchers.

Même démarche à Helsinki avec son nouveau quartier « Wood City ». Le directeur de l’entreprise bois française Accoya explique qu’une fois totalement achevé, Wood City, de l’architecte Anttinen Oiva, constituera vraiment l’une des réalisations architecturales les plus frappantes au monde. Ce quartier tout en bois accueillera 17.000 personnes. Le choix s’est fait sur la base d’un bilan carbone positif, d’une masse inférieure à celle du même bâtiment réalisé en brique et béton et sur ses qualités d’isolation et d’insonorisation. Un produit ignifuge incolore et durable a été utilisé pour protéger du feu les parties critiques des bâtiments.

« Origine », Ville du Québec, dans l’éco-quartier de la Pointe-aux- Lièvres.

Toronto a fait le choix du bois Explications notamment d’Isabella O’Malley (climate change reporter). « Avec des nuances infinies de béton gris, de routes et d’immeubles, le centre de Toronto deviendra bientôt un peu plus vert. L’Université de Toronto adhère à la tendance mondiale consistant à utiliser du bois pour la construction de bâtiments et de tours. Une tour de 14 étages, qui devait initialement être construite en acier sur son campus, sera finalement hybride en bois et béton. Le bois est devenu un choix judicieux.

Les incitations gouvernementales pour la construction en bois, le financement des universités et le soutien philanthropique contribuent tous à la faisabilité de ce projet. D’autres suivront. Le George Brown College de Toronto a annoncé un concours international de design visant à créer un bâtiment en bois de douze étages. » Le bois est gagnant en matière de matériaux pour la construction durable : renouvelable, recyclable, localement abondant, il dégage moins d’émissions de carbone pendant la production que les autres matériaux.

Mieux, il continue même de stocker le carbone après avoir été coupé tant qu’il ne se décompose pas ni ne brûle, comme l’explique Gilbert Delfago, le chef de la construction universitaire. A cela s’ajoutent des forages géothermiques, la collecte des eaux de pluie sur le toit, la ventilation à contrôle et l’éclairage avec variateur d’intensité. Avec le bois, on est au coeur de la synergie de l’innovation écologique.

Québec, Montréal, Vancouver, Portland, Vienne, Rennes et tant d’autres villes s’orientent vers le bois Il faut être cohérent : on ne peut se déclarer préoccupé par le climat et l’environnement et ne pas mieux utiliser le bois de nos forêts généreuses pour lui donner une plus large place dans les constructions.

Une étude franco-nippone sur le bien-être du bois L’effet positif du bois sur les personnes vivant dans des constructions en bois se confirme de plus en plus. Pour encore mieux évaluer son impact sur les aspects psychologique et physiologiques, l’Université Kelo, la ville japonaise de Yokohama et Nice Corporation ont lancé une recherche, le Smart Wellness Experience Pavilion. Plusieurs autres études prouvent déjà son bienfait.

En 2024, le groupe japonais Sumitomo espère utiliser le CLT pour construire un gratte-ciel en bois de 70 étages à Tokyo, la ville la plus exposée au monde en matière de tremblement de terre.

Il est temps que la région genevoise, lémanique et alpine s’y mette davantage

Certaines très belles et grandes réalisations ont vu le jour. Les prix suisses de Lignum en témoignent. Le théâtre de Vidy à Lausanne, l’Hôtel de police du canton de Fribourg, le pôle Senior médicalisé d’Aigues-Vertes à Bernex/ Genève ou la salle polyvalente de Le Vaud figurent au nombre des plus récentes.

Même si d’autres constructions spectaculaires ont été réalisées en bois, notamment à Genève ou à proximité avec le Palais de l’Equilibre devant le CERN, l’Auditorium de l’OMPI à la Place des Nations ou le Refuge du Goûter sur les flancs du Mont-Blanc, il n’en demeure pas moins que nous ne sommes pas du tout dans le mouvement ambitieux, dynamique et moderne, motivé par de nouveaux objectifs qualitatifs, que l’on constate en de multiples lieux.

Les cantons romands et départements des pays de Savoie ou de l’Ain ne font pas la course en tête. Malgré ses qualités connues, où est le bois dans les plus grands projets de quartiers façonnant le développement de Genève et de la région lémanique ? Quid du PAV (Praille-Acacias-Vernets), par exemple ? Rien jusqu’à présent ! Pourquoi n’est-il même pas étudié ? Parce que ceux, majoritaires ici, qui ne le maîtrisent pas dissuadent des utilisateurs potentiels.

Ces derniers devraient mieux s’adresser aux mandataires compétents présents dans nos cantons et en France voisine pour mener à bien des projets innovants. Les responsables politiques montent en force pour le bois Un signal fort a été envoyé lors des Rencontres WoodRise de Genève.

Pas moins de huit conseillers d’Etat de sept cantons, ainsi qu’un préfet, un sous-préfet et la présidence des Pays de Savoie y ont participé. La déclaration qu’ils ont signée à cette occasion est sans ambiguïté quant à leur soutien aux initiatives en faveur du bois (voir : rencontres-woodrise.ch)


Par Claude Haegi, Président Lignum WoodRise Genève.

A propos de l'auteur

GROUPE ECOMEDIA

GROUPE ECOMEDIA, c'est le groupe de presse économique de Savoie Mont Blanc (74 et 73), de l'Ain (01), du Nord Isère (38) et de la région lémanique trans-frontalière avec Genève et les cantons romands.

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